Leloutre Industrie investit 1 million d’euros et renforce sa ligne 4.0
Gaëlle Cloarec
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Photo d'illustration
@Studio @Elisabeth Rossolin
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C'est un projet élaboré avant la crise. Un de ceux qui tous les cinq à sept ans s'invitent sur l'établi afin de maintenir Leloutre Industrie dans une démarche d'amélioration continue avec, en ligne de mire, cette industrie du futur sans laquelle il n'y aura pas d'avenir. "C'est un des enjeux de notre entreprise", confirme Corinne Bernardo, co-gérante de la PMI azuréenne spécialisée dans la tôlerie industrielle de précision. Depuis un demi-siècle, on y découpe, poinçonne, plie, soude et assemble les métaux en feuille pour le compte d'industriels de l'électronique, de la signalisation, du matériel médical ou encore de la défense, à 70% situés dans la région Sud. Un avantage de proximité pour celle qui enregistre un chiffre d'affaires annuel de 1,4 à 1,5 million d'euros qu'il s'agit donc de maintenir, voire renforcer, mais aussi de "compléter par l'avantage concurrentiel de la compétitivité et de la réactivité", explique la dirigeante. Dont acte.
Amorcé en juin 2020, l'investissement mobilise une enveloppe supérieure à un million d'euros et vise à renouveler une partie du parc machines via l'acquisition d'une machine de pliage à commande numérique, d'une découpe laser fibre et d'un atelier de soudure robotisé. Si la première a d'ores-et-déjà rejoint le site de La Gaude, la deuxième est attendue en avril prochain et la troisième à la fin de l'année 2022. Le temps de réaménager les 1000 m² de surface, histoire de pousser un peu les murs et, surtout, de réorganiser les flux de production et les îlots de fabrication. En mode lean, autant que faire se peut. "C'est ce vers quoi nous tendons. Nous nous en inspirons et essayons de l'intégrer à chaque investissement". Pour ce projet, Leloutre Industrie a obtenu deux subventions, l'une de 150.000 euros auprès de la Région, l'autre issue des fonds "France relance" mis à disposition des industries 4.0 et plafonnée à 40% du montant investi.
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"Ce sont des appuis non négligeables qui aident à la reprise d'une dynamique locale que nous constatons depuis le mois d'avril. Les projets sortent. La visibilité est bonne jusqu'à fin septembre, c'est très encourageant", explique Corinne Bernardo. Certes, il y a là un effet rattrapage, mais aussi dit-elle "un certain optimisme". Comme une envie de sortir de l'attentisme. "Au-delà de l'accompagnement financier, nous avons bénéficié cette année au niveau local et régional de différents dispositifs pour nous accompagner sur des sujets liés aux formations, au pilotage et à la restructuration des ressources humaines pour que nos projets ne soient pas freinés par une activité atone".
Gaëlle Cloarec