Le crowdfunding ou comment le Stade niçois structure son financement… et sa stratégie
Laurence Bottero
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Il en va ainsi du sport comme des startups. Ou presque. En lançant une campagne de financement participatif via la plateforme tudigo, le Stade niçois secoue le cocotier et le monde du sport - du rugby encore plus particulièrement. Car l'appel à la contribution financière du grand public - particuliers comme entreprises - est totalement innovant pour la filière. Nouveau, mais stratégique aussi. Car, sur ce point également, le recours « à la foule » est, autant que pour les startups, une façon d'associer ce grand public à une marque.
Sur le fondement de cette opération, Régis Bauché est clair. Le club est dans une phase de développement qui suit une période qui a vu le mythique Racing club de Nice, descendu de quelques divisions, se rapprocher de l'élite. Le crowdfunding est donc « un moyen économique et de communication qui nous permet de nous différencier », indique le directeur général du Stade niçois. Et de rapprocher aussi ceux qui méconnaitraient le club.
Or toutes les marques l'ont bien compris et c'est sans doute encore plus vrai pour un club représentant l'une des disciplines les plus aimées et médiatiques de France, être proche de son territoire fait partie de la capacité à réussir son développement. « Le crowdfunding nous est apparu comme s'inscrivant dans une logique d'investissement », poursuit Régis Bauché. « Nous mettons le rugby au cœur de la ville, des quartiers et des jeunes. C'est aussi une façon d'impliquer l'ensemble du territoire ».
Et une façon d'accompagner le développement du club, dont l'ensemble des équipes - 25 au total, masculines et féminines - évoluent en élite. Un club qui doit aussi faire face à d'autres clubs extrêmement structurés. « Nous avons besoin de donner des moyens aux équipes, ne serait-ce que concernant l'encadrement sportif, la préparation physique, le personnel médical, les conditions de déplacement... » ajoute Guillaume Cazanave, en charge du développement.
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