Quelle stratégie de marque pour le créateur et distributeur de parfum Okaïa ?

Laurence Bottero
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Le secteur de la parfumerie est aussi un secteur en pleine disruption. Sauf que le changement de codes se fait plus discrètement que d'autres secteurs alors que, pourtant, il entraîne autant de changements stratégiques.
C'est en 2020 qu'Okaïa fait son apparition sur le marché. Spin-off sans doute improbable sur le papier, elle est la réunion des expertises de l'un des plus grands parfumeurs français, le groupe Robertet, basé à Grasse, berceau naturel de la parfumerie, et de MyCoach, la sportech originaire de Nice, spécialiste de la data dans le sport, amateur comme professionnel.
C'est une première opportunité qui donne sens au rapprochement des deux entreprises, avec l'obtention de la licence pour distribuer un parfum aux couleurs de l'équipe de France de football. Une « Eau bleue » qui ne va pas rester le seul fait d'armes de la jeune entreprise.
Car cette approche par le biais de la licence est celle qui positionne Okaïa sur un segment à part. Consciente que l'on ne consomme plus le parfum aujourd'hui comme on le consommait hier et que les attentes, particulièrement celles des jeunes générations est différente, Okaïa y voit une façon de répondre à cette nouvelle attente, de manière décomplexée mais pas moins stratégique.
C'est ce que confirme précisément les partenariats récemment conclus avec la NBA (National Basketball Association) et avec DC Comics (Superman, Harley Quinn, Wonder Woman, The Joker...) En choisissant de donner une odeur à des univers très marqués, Okaïa sort du schéma classique d'une odeur à qui l'on associe ensuite une égérie. Ici, c'est un peu le processus inverse. « Choisis ton univers, Okaïa révèle ta passion », résume Fabien Giausseran.
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