En ciblant l’expat, l’insurtech Qiti s’ouvre un marché (de niche) mondial
Laurence Bottero
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... er vraiment à une échelle plus internationale.
On le sait, la crise n'est pas uniquement le signe d'événements négatifs, elle est aussi génératrice d'opportunité. C'est presque grâce aux confinements que Qiti a vu le jour, somme toute rapidement. Courtier en assurance depuis 20 ans, Christophe Bremard sent bien que le modèle traditionnel, qui fonctionne certes très bien, manque d'un allant nouveau. Spécialiste du courtage dédié aux assurances de personnes et plus particulièrement des expatriés, il estime que le modèle traditionnel ronronne et qu'un potentiel de faire mieux est réel. « La question était, soit on continue de façon artisanale, soit on change de braquet ». Ce sera la seconde option. Et il faut pour cela une discussion avec son voisin, Guillaume Dion, pour valider une nouvelle orientation, ce dernier étant expert en IA et transformation digitale.
Ainsi naît Qiti, opérationnelle depuis septembre 2021, son capital étant détenu par Christophe Bremard, majoritaire, à 55%, les 45% restants étant équitablement répartis entre Guillaume Dion et Claudie Croizet. Accompagnée par l'incubateur Paca-Est, basé à Sophia-Antipolis - « c'est comme un label qui reconnaît que nous sommes réellement innovants, c'est aussi une reconnaissance de la part de l'écosystème » - la startup obtient rapidement un financement de la part de Bpifrance via un prêt à l'innovation et de la Banque Populaire Méditerranée, pour un montant total de 200.000 euros.
Le rapprochement avec le laboratoire Neo de l'INRIA - également implanté à Sophia-Antipolis - vise à continuer à perfectionner la brique d'intelligence artificielle développée par Qiti, qui a fait l'objet d'un dépôt de brevet. « Nous adosser à un laboratoire de recherche nous permet d'asseoir l'idée technologique », indique Christophe Bremard.
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Et ce que veut Qiti, c'est assurer les expatriés comme les digital natives. « En fonction des attentes, de la durée de l'éloignement, de la situation de famille..., la solution évolue et n'est pas la même pour tous les profils. Nous proposons la solution la plus adaptée afin que l'assuré demeure en protection totale ». Ici, l'intelligence artificielle « vérifie, évalue, préconise », explique le dirigeant. Elle vérifie par exemple l'adéquation des contrats et leur conformité, elle évalue les garanties, prend en compte le climat social et politique d'un pays... « Notre souhait est de faciliter l'accès à l'assurance ».
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