La première centrale osmotique de France s'installe en Camargue
Rémi Baldy
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Photo d'illustration
CNR
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Sur le terrain de l'énergie durable, dans le panel de moyens de production qui existe l'éolien, l'hydrolien et le solaire sont sans doute les technologies les plus connues aujourd'hui. Mais ce triptyque va-t-il s'élargir avec l'accueil d'une quatrième technique ? C'est ce que croit le producteur d'électricité la compagnie nationale du Rhône (CNR) qui va lancer sur les bords du delta du Rhône une centrale osmotique. "Nous avons impérativement besoin de nouvelles sources d'énergie renouvelable pour faire face au double défi que représentent la demande croissante d'électricité et sa décarbonation", estime Frédéric Storck, directeur de la direction de la transition énergétique et innovation de la CNR.
Pour résumer grossièrement, ce processus utilise la rencontre entre l'eau salé et douce pour créer de l'énergie. "Lorsqu'un fleuve se jette dans la mer, une grande quantité d'énergie est potentiellement libérée en raison de la différence de concentration en sel. Notre innovation consiste à générer de l'électricité, en exploitant ce gradient de salinité entre une eau douce et une eau salée", nous expliquait Bruno Mottet, cofondateur de Sweetch Energy qui collabore avec la CNR sur ce projet. C'est cette start-up bretonne qui fournit la technologie qu'utilisera ce site pilote.
Le choix exact de l'emplacement de la centrale dans le delta du Rhône n'est pas encore décidé car des tests doivent encore être effectués. "Une phase de modélisation et de tests techniques sera d'abord réalisée au centre d'analyse comportementale des ouvrages hydrauliques (CACOH), notre laboratoire intégré", précise la CNR. Toutefois, la production doit débuter fin 2023 avec comme objectif d'atteindre d'ici 2030 plus 4 millions de Mwh. Ce qui représente deux fois la consommation d'une ville comme Marseille.
Rémi Baldy