Hexamobile veut reprendre la main sur ses ventes en ligne et attaque Trustpilot en justice
Rémi Baldy
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C'est peut-être la rançon du succès. Amine Ben Aballah s'en serait en tout cas bien passé. Le fondateur de la société de rachat et vente de smartphones Hexamobile, ex-Hexagone mobile, a découvert il y a plusieurs mois que sa marque, - l'entreprise exploitante s'appelle Seconde main phone -, disposait d'une page sur Trustpilot. Ce site danois récolte des avis sur diverses structures. Sauf que pour Hexamobile, le dirigeant remarque que tous les commentaires positifs sont supprimés, y compris ceux ayant été vérifiés auprès de clients avec des factures à l'appui.
Forcément, pour une entreprise qui commerce en ligne c'est plutôt ennuyeux. "Nous pensons que c'est pour nous inciter à prendre un abonnement auprès d'eux", avance Amine Ben Aballah. Une sorte de chantage pour que le site danois réalise un travail de modération plus juste. Ce que n'apprécie guère le dirigeant qui compte poursuivre Trustpilot sur le terrain judiciaire. "Nous avons déjà adressé des mises en demeure sans avoir de réponse, nous ne voulons pas les attaquer mais nous n'avons pas le choix", poursuit-il.
La e-réputation est un élément essentiel pour les ventes en ligne. Face à cette "guerre des étoiles" entre les plateformes, de plus en plus d'acteurs se positionnent pour garantir l'authenticité des avis déposés. Hexamobile travaille ainsi avec Avis Vérifiés et Société des avis garantis sur ce terrain. "Nous savons comment cela marche, mais nous avons une bonne qualité de service donc très peu d'avis négatifs", défend le dirigeant conscient que les clients insatisfaits mettent plus facilement des commentaires que les satisfaits.
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