Spécialiste de la réparation navale, Nautech fait de l'ingénierie intelligente le moteur de sa croissance
Rémi Baldy
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Nautech
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A la tête de Nautech depuis 2016, Nicolas Bruni ne cache pas sa satisfaction d'être à La Ciotat qu'il qualifie comme " un poumon majeur du refit de yacht dans le monde". C'est en tout cas la place que veut occuper le chantier naval situé en lisière des calanques. Et forcément, l'entreprise de réparation navale compte bien accompagner le développement de cette structure. D'autant plus qu'elle connaît depuis six un regain de croissance basé sur le yachting.
Née en 1996 à Villefranche-sur-Mer, la société déménage à Marseille pour bénéficier des formes de radoub dédiées à la réparation du port. C'est donc vingt ans après sa création que Nicolas Bruni se positionne pour reprendre cette entreprise. Le nouveau dirigeant qui arrive alors aux manettes de l'entreprise, n'est pas un novice. Il s'appuie sur son expérience dans la marine nationale militaire et notamment au sein de ce qui est aujourd'hui Naval Group. C'est lors d'études menées pendant cette période sur des potentielles activités civiles, qu'il identifie le marché du yachting comme "un axe important de diversification". C'est en quittant son entreprise puis après des rencontres avec le responsable d'alors de Nautech qu'il décide de voler de ses propres ailes. "A l'époque, la société était dans une phase calme, j'ai donc cherché des voies de diversifications", raconte-t-il.
Ce virage passe par une arrivée à La Ciotat. "Nous essayons de garder une approche d'une entreprise à taille humaine avec un collaborateur dédié pour un bateau", explique Nicolas Bruni. La relation client est l'élément clef de la stratégie de Nautech. "Nous essayons d'adapter notre méthodologie à chacun", avance le dirigeant. Il revendique notamment une approche au cas par cas avec la possibilité pour les propriétaires, ou gestionnaires de flotte, et la possibilité de connaître l'état d'avancement des réparations et le détail du coût.
L'ambition est de chercher la meilleure solution possible, sur l'aspect technique et économique. "Un bateau qui navigue depuis 20 ans doit normalement refaire ses moteurs, celui que nous traitions avait peu pris la mer nous avons donc démonter tout ce qui était autour des moteurs pour créer de l'espace et pouvoir simplement réaliser un contrôle", illustre Nicolas Bruni avec fierté. De "l'ingénierie intelligente" et une opération moins coûteuse pour le client se satisfait-il.
Rémi Baldy