Alltricks : une stratégie mêlant e-commerce et implantations locales
Maëva Gardet-Pizzo
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En parcourant ses allées numériques, on trouve des vélos de tous types et pléthore de pièces détachées pour les réparer. Des montres. Des GPS. Des chaussures de sport ou de randonnée. Des tentes pour les escapades montagnardes. Des gants, des sacs à dos, des barres de céréales et autres crèmes anti-frictions.
Fière de ses 100.000 références, Alltricks est devenue, depuis sa création en 2008, une caverne d'Ali Baba pour les pratiquants de vélo, course à pied et sports de plein air. Une caverne qui mobilise 330 salariés. Et a généré l'an dernier un chiffre d'affaire de 170 millions d'euros en volume. Un développement qui s'appuie sur des années d'efforts pour s'imposer sur internet, mais pas seulement.
Pour pénétrer dans l'univers d'Alltricks, le clic n'est, depuis une dizaine d'années, plus la seule entrée puisque l'entreprise a ouvert six boutiques où les clients peuvent découvrir, voir et toucher entre 3.000 et 5.000 références de produits, en plus de pouvoir y commander tous les produits du site. Six boutiques qui émaillent le territoire français. « La première boutique a été ouverte dans les Yvelines, juste à côté de nos bureaux desquels nous avons fini par la dissocier », raconte Gary Anssens, fondateur d'Alltricks. Puis cinq autres apparaissent à Issy-les-Moulineaux, Lyon, Toulouse, Annemasse et Bouc-Bel-Air.
Avec ces magasins, l'entreprise s'ouvre la porte d'un nouveau type de clients. « Des clients plus débutants, moins pointus sur les produits, qui, pour acheter un premier vélo par exemple, on besoin de l'essayer et d'avoir des conseils. Ensuite, ils aiment avoir un endroit où le faire entretenir ».
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Quant aux plus aguerris, la boutique est l'occasion de leur offrir des services nouveaux. « Nous pouvons par exemple leur proposer des études posturales. Nous les faisons pédaler et plaçons des électrodes sur leur corps afin d'étudier quelle est la meilleure posture pour allier confort et performance. On peut ajuster le vélo par rapport à cela ». Et pour ce qui est des vélos les plus coûteux dont le prix peut atteindre 15.000 euros, l'achat en physique peut également être plébiscité, histoire de s'assurer que l'investissement en vaille la peine.
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