L’application mobile parfum, Perfumist fait le pari de l’affiliation
Gaëlle Cloarec
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Perfumist peaufine son modèle économique. L'app parfum aux plus de 2 millions de téléchargements revendiqués qui, à l'image de Tinder, fait matcher l'utilisateur avec sa fragrance idéale, va actionner un nouveau levier de croissance, celui de l'affiliation. Une ligne de ressources supplémentaire pour l'application mobile née en 2017 à Grasse, qui ne se positionne ni comme un comparateur de prix, ni comme une marketplace. "Ce n'est pas un Yuka de la parfumerie non plus, précise son dirigeant-fondateur, Frederick Besson. Il ne s'agit pas de distribuer des bons points, mais de conseiller les gens de manière indépendante, de les aider à faire le bon choix de parfums pour eux ou pour leurs proches, là où ils sont".
Au départ tourné vers l'aide aux vendeurs, Perfumist a fait pivoter une partie de son business model à la faveur de la crise de la Covid et développé des outils de conseils permettant cette fois d'orienter directement le consommateur dans l'environnement où il se trouve. On line et off line. "Notre app est basée sur l'olfactif, rien que sur l'olfactif. Or, il est impossible de sentir en ligne, ce qui fait que dans la majorité des cas l'achat d'un parfum se transforme en ré-achat alors que l'offre est pléthorique. Peu prennent le risque de se tromper, encore plus lorsqu'il s'agit d'un cadeau, qui représente 50% du marché". D'où l'intérêt, selon le dirigeant, de cet assistant digital qui équipe aujourd'hui une centaine de sites de vente en ligne : une sorte de conseiller personnalisé qui en fonction d'un parfum sélectionné informe sur son univers olfactif et les fragrances disponibles sur la plateforme qui s'en rapprochent. "Nous arrivons ainsi à transformer 10% des ré-achats", avance-t-il. Perfumist se rémunérant selon un modèle "pay for search".
Pour les sites physiques, l'idée s'avère identique. Sous la forme d'un QR Code à scanner, la web app interagit avec le rayon du magasin et propose automatiquement la fragrance qui se rapproche le plus de son profil. La jeune pousse revendique à ce jour plus de 200 partenaires retailers équipés de cet outil, dont les magasins Carrefour d'Antibes et de Montesson, et à partir de janvier quelques grands magasins comme la Samaritaine. "Nous voulons être partout où il se vend du parfum, de la grande distribution aux chaînes de parfumerie sélectives".
Gaëlle Cloarec