Pionnière de l’autopartage, Vulog accélère à l’international et continue d’évangeliser en France
Gaëlle Cloarec
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Tout roule pour Leo&Go. Deux ans à peine après son lancement, le service d'autopartage en libre-service lyonnais vient d'atteindre son point d'équilibre, démontrant par là-même que l'échec retentissant du pionnier Autolib n'est pas une fatalité et que le sujet du car sharing en France a encore de l'avenir. Aux manettes de cette flotte de 300 véhicules, on trouve le fournisseur de solutions technologiques Vulog, spécialiste des services de mobilité partagée. Qui entendait donc là montrer à ses clients et prospects "l'étendue des solutions opérationnelles" et établir "qu'une activité comme celle-ci, bien opérée, avec la bonne technologie, peut être une activité rentable", affirme Grégory Ducongé, son dirigeant.
Il faut dire que l'entreprise, née en 2006 à Nice, s'est fixé comme mission de "transformer la mobilité, aujourd'hui essentiellement individuelle, en une mobilité partagée", histoire de "réduire le nombre de véhicules et l'espace qu'ils occupent dans nos rues." Une ambition qui trouve particulièrement écho à l'international où Vulog réalise plus de 90% de son activité auprès de constructeurs automobiles (Toyota, Volkswagen, Stellantis...), d'énergéticiens, d'assureurs ou encore de pure-players. "Nous accompagnons les opérateurs de mobilité dans le déploiement de services qui vont de la micromobilité, c'est-à-dire le partage de vélos, trottinettes..., au car sharing en libre-service ou en réservation préalable", détaille-t-il. Son portefeuille inclut également des solutions d'abonnement (ou de location) à durée indéterminée et d'autres à destination des entreprises qui visent à optimiser le parc, donc le coût, en passant d'une flotte non partagée et thermique à une flotte partagée et électrique. Au total, l'entreprise de 120 collaborateurs, qui a levé en 2021 26 millions d'euros, équipe à ce jour de ses solutions une cinquantaine de villes en Europe, aux Etats-Unis, en Australie et en Nouvelle Zélande, et 20.000 véhicules. L'objectif dans les trois ans est de dépasser les 40.000.
Gaëlle Cloarec