Le fabricant d’étiquettes Inessens conforte ses ambitions en investissant dans une nouvelle usine à Grasse
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
La croissance d'Inessens passe par Grasse. Le spécialiste de l'étiquette premium, leader sur le marché du vin et des spiritueux, dont le siège est basé à Montréal de l'Aude, près de Carcassonne, vient de mettre la main sur un terrain de 14.000 m² situé sur le territoire de la capitale mondiale du parfum. L'acte d'achat a été signé début mai. L'objectif : regrouper au sein d'une même usine d'ici à 2025 les activités des entreprises azuréennes Etiquettes de Provence et Sud Graphic. La première, sise à Vallauris depuis 1985, est spécialisée dans l'impression d'étiquettes adhésives dédiées principalement aux marchés du vin et de la cosmétique. La seconde, grassoise depuis 1979, s'intéresse à la communication olfactive et plus particulièrement aux étuis à parfums. Toutes deux ont été acquises par Inessens en 2019 lors d'une série de quatre opérations de croissance externe financées sur fonds propres qui visait à diversifier l'activité de l'imprimeur où le segment viticole domine et la faire monter en gamme. Désormais, il s'agit de consolider ce nouveau positionnement à travers un investissement estimé entre 10 et 12 millions d'euros sur deux ans.
"Lorsque nous réalisons une acquisition, ce n'est jamais pour faire ce que l'on fait déjà. Nous sommes toujours dans une recherche de convergences et de synergies, qu'elles soient industrielles ou au service de nos clients", explique Eric Groshens, président d'Inessens. Fondé en 1996, l'imprimeur languedocien, spécialisé dans les étiquettes sèches pour le segment viticole, s'est en effet développé progressivement en agrégeant autour de lui, à partir des années 2000 et via des opérations de croissance externe, des compétences, outils technologiques ou marchés complémentaires.
À lire également
Au total, neuf imprimeries composent aujourd'hui son offre premium, laquelle sert un portefeuille de 3.000 clients dans les domaines du vin, du spirit, de l'agroalimentaire, des cosmétiques et du parfum. Parmi eux, des grands noms comme "les quatre lettres de LVMH, la marque Andros ou encore la famille Perrin, propriétaire de très beaux domaines viticoles" qui représentent "un savoir-faire à la française, pour lequel nous devons être à la hauteur". Le groupe, dont les actionnaires sont tous cadres salariés ou dirigeants des entreprises qui le composent, emploie 280 collaborateurs pour 65 millions d'euros de chiffre d'affaires, dont 5% sont générés à l'international.
Gaëlle Cloarec