Installation de Carbon à Fos-sur-mer : « Nous sommes très attendus » (Pierre-Emmanuel Martin, Carbon)
Maëva Gardet-Pizzo
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L'industrie liée à l'énergie photovoltaïque est-elle en passe de reprendre racine sur le territoire français après s'est fortement épanouie en Chine ? La demande est en tout cas forte. Et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur dispose de nombreux atouts en la matière. C'est pour quoi la société industrielle lyonnaise Carbon a choisi de s'y implanter. Installant sa gigafactory de panneaux solaires à Fos-sur-mer, dans l'enceinte du Grand Port Maritime de Marseille-Fos.
Ce qu'il l'a séduite, ce sont notamment les « dégagements » qu'offre la zone industrio-portuaire de Fos, « deuxième territoire national en matière d'industrie », rappelle Pierre-Emmanuel Martin, le président de Carbon. De même que l'accès à la mer et au Rhône, par lesquels l'usine recevra 90 % de ses matières premières et expédiera 90 % de ses panneaux solaires. « Soit 500.000 entrées/sorties ».
Mais, complète-t-il, « ce qui a été décisif, c'est l'équipe de Marseille, les collectivités locales, le Grand Port, la Région, l'État ». Qui se sont mobilisées pour que l'entreprise, qui avait plusieurs sites d'installation en vue, choisisse celui de Fos-sur-mer.
Sur ce terrain de 60 hectares, Carbon installera donc une gigafactory de 30 hectares qui fabriquera des panneaux solaires 100 % français. Un projet représentant un coût de 1,6 milliards d'euros. Qui sera financé par trois briques : des emprunts bancaires pour lesquels la garantie de l'État est nécessaire, un « volume important de subventions de la Métropole, de la Région », et des fonds propres : « on va chercher des partenaires industriels et institutionnels (Ademe, Bpifrance) qui regardent le dossier avec une dimension territoriale forte ». Pierre-Emmanuel Martin remarque par ailleurs « un intérêt fort des acteurs du solaire, des industries type ETI et PME familiales, mais aussi des grands groupes régionaux ».
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Et l'entreprise, qui s'est appuyée sur les besoins du marché pour concevoir cette usine, a vocation à distribuer des panneaux solaires partout en Europe. « Nous sommes très attendus en Europe », notamment en Allemagne, Italie, Espagne. Le potentiel est aussi très important en Afrique. « Sur ce continent, l'adéquation soleil/besoins est très forte. Si cela pouvait nous aider à retrouver un peu de softpower à partir de Marseille, à travers des programmes d'échanges équilibrés, ce ne serait pas mal ».
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