F-Reg lève 2 millions d’euros pour réduire les risques d’inondation et de pollution urbaines
Gaëlle Cloarec
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Sous nos pieds s'étend un patrimoine exceptionnel. Celui des réseaux d'assainissement. Des centaines de milliers de kilomètres de tuyaux qui, pour F-Reg, sont autant de solutions aux risques d'inondation et de pollution urbaines. Basée à Biot, près de Nice, l'entreprise née en 2014 propose en effet d'utiliser ces réseaux de collecte des eaux usées et des eaux pluviales pour mieux gérer les ruissellements générés par les fortes pluies en les équipant de vannes de régulation hydrodynamiques autonomes. Ces dernières, positionnées en amont des points de saturation, là où l'eau déborde, leur confèrent une double fonction de stockage tampon et d'évacuation des eaux. Une approche disruptive aux bassins de rétention, chers en foncier et en finance, que vient soutenir la levée de fonds de 2 millions d'euros opérée par le bureau de conception auprès du fonds d'investissement iXO Private Equity.
Il faut dire que F-Reg a des arguments pour convaincre. Depuis leur mise sur le marché en 2018, 160 vannes de régulation ont été installées, sans génie civil aucun, dans une quarantaine de collectivités françaises. Parmi elles, la station balnéaire de Dinard, en Bretagne, un peu plus de 10.000 habitants et un réseau d'assainissement entièrement équipé, soit 37 vannes pour un investissement d'environ 500.000 euros. "Nous avons divisé par 4 le coût de l'équipement de protection par rapport au bassin de rétention prévu initialement, explique Emmanuel Curinier, directeur général de l'entreprise. Surtout, en 6 mois, nous avons réduit de 30 à 40% les quantités d'eau déversées dans le milieu naturel, ce qui correspond à 8.000 m3, l'équivalent de 4 piscines olympiques".
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Les deux-tiers des interventions de F-Reg sont réalisées dans les réseaux existants et relèvent de la lutte contre la pollution dans un contexte réglementaire qui se durcit - au niveau national comme européen - face au rejet d'eaux usées non traitées pendant les épisodes pluvieux. La crise de l'eau n'y est évidemment pas étrangère. "La ressource en eau repose sur sa disponibilité mais aussi sur sa qualité. Les collectivités ont des objectifs d'atteinte du bon état écologique des cours d'eau, or les pollutions de temps de pluie participent à leur dégradation". Le tiers restant s'intéresse aux risques d'inondation urbaine et accompagne les maîtres d'ouvrage de réseau d'assainissement dans les projets neufs comme Euroméditerranée à Marseille, en cours, ou l'EPA Eco-Vallée dans la plaine du Var (Métropole Nice Côte d'Azur), à venir.
Gaëlle Cloarec