Comment, après le BtoC, la marque de sportswear éco-responsable Noliju séduit le secteur du tourisme

Laurence Bottero
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Quand on défend l'éco-responsabilité, rien ne doit être laissé au hasard. Y compris, et surtout même, les matières premières ou le transport emprunté par celles-ci. Positionnée comme marque éco-responsable, Noliju travaille spécifiquement sur des matières qui viennent d'Europe et de France. Et pas n'importe lesquelles. « Je travaille sur des tissus techniques, c'est-à-dire qu'ils doivent être respirants et stretch, permettre le mouvement. Nous travaillons avec un polyamide recyclé issu de la récupération des filets de pêches. Une pollution des océans dont on ne se doute pas », détaille Norah Luttway.
Hormis les filets de pêche, Noliju habille aussi avec les bouteilles en plastique, fondues, broyées avant de devenir un nouveau fil. « Il est toujours intéressant de regarder d'où viennent les matières premières. Nous le faisons figurer sur toutes nos fiches produit. Il y a certes la fabrication mais il y a aussi les matières premières et c'est pour ça que j'estime que dans le made in Europe, on ne doit pas considérer que la confection mais aussi les matières premières. C'est important du point de vue de l'empreinte carbone ».
Norah Luttway qui pousse plus globalement à toujours regarder les étiquettes, même quand le produit se revendique à base de matières premières bio. Car les matières premières, certes bio, proviennent finalement parfois de très loin... Ce qui n'est pas forcément compatible avec le respect de l'environnement. Or voilà un geste qui devrait rapidement, si ce n'est déjà fait, devenir un réflexe...
Jusqu'alors exclusivement dédiée à un marché BtoC, Noliju a soulevé l'intérêt du segment BtoB. Et c'est le tourisme, filière qui accélère sur sa durabilité et son empreinte carbone, qui a fait part de son intérêt à la startup azuréenne. Un intérêt qui provient, pour l'heure, principalement de l'hôtellerie. « L'hôtellerie est venue à moi et je me suis dit que cela correspondait tout à fait avec l'ADN de la marque, alliant confort, éco-responsabilité et élégance », souligne Norah Luttway. Qui, pour le coup, a adapté sa collection comme ce pantalon à pinces qui convient aussi bien pour la clientèle BtoC que BtoB. « J'ai également développé des produits spécifiques, le patron et le modèle ont été faits sur la Côte d'Azur et tout a été cousu sur la Côte d'Azur ». Comme cette chemise ou ce blazer, qui est en train d'être finalisé. « On peut imaginer des uniformes dans beaucoup d'autres domaines, comme le yachting, la restauration ou les compagnies aériennes ».
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