Spécialiste de l'accès au soin et entreprise à mission, Rofim affine encore le déploiement de ses expertises
Maëva Gardet-Pizzo
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Départs à la retraite, faible renouvellement des professionnels, éloignement géographique... Pour de nombreux Français, l'accès aux soins est semé d'embûches. C'est le cas en particulier dans les territoires ruraux, ceux d'Outre-mer et certains quartiers relevant de la politique de la ville.
Un rapport du Sénat publié en mars 2022 estimait ainsi que 11% des Français de plus de 17 ans n'avaient pas de médecin traitant cette même année. Et l'accès à des spécialistes est encore plus difficile, avec des délais d'attente parfois très longs. Ce qui n'est pas sans conséquence.
« Pour les maladies rares, en Europe, le délai de pose de diagnostic est de 36 mois en moyenne », assure Émilie Mercadal, cofondatrice de la plateforme de télémédecine Rofim. « Sur cette période, la personne, du fait de son état de fatigue, peut potentiellement perdre son emploi. Sa cellule familiale peut se défaire. Et son espérance de vie peut diminuer. Notre but, c'est de casser cela en luttant contre l'errance de diagnostic. Et nous pensons que le digital peut gommer les inégalités »
Un leitmotiv qui anime l'entreprise depuis sa création, en 2018, par Émilie Mercadal, issue de l'industrie de la vaccination et son associé, David Bensoussan, chirurgien vasculaire. Au départ, l'enjeu est de faciliter et de sécuriser la communication - échange d'informations, d'imageries hautes définition ...- entre spécialistes de différentes disciplines. La plateforme est alors pensée comme un réseau social, ce qui lui vaut le surnom de « Facebook des médecins ». Et l'entreprise peut s'appuyer depuis 2019 sur le remboursement par la Sécurité sociale de la télé-expertise.
À ce premier outil, s'en greffe rapidement un second, permettant de digitaliser les réunions de concertation pluridisciplinaires.
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Initialement mises en place dans le cadre de cancers et de maladies rares, celles-ci s'étendent à des maladies fonctionnelles comme l'incontinence, l'obésité ou encore l'endométriose. « Sur l'endométriose, nous sommes le premier acteur à avoir réuni toutes les filières régionales sur une même plateforme », se félicite Émilie Mercadal.
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