Comment Supponor change les pubs des événements sportifs télévisés avec l’IA
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Lors d'un match de football, de rugby ou de hockey, les yeux des téléspectateurs sont rivés sur le ballon ou le palet qui va d'un côté à l'autre du terrain. Une attention de tous les instants, ou presque, que veulent capter certaines marques en affichant leurs logos ou publicités sur les panneaux led qui entourent bien souvent ces arènes sportives. L'occasion pour les clubs et les organisateurs des compétitions de récupérer des revenus.
Les espaces publicitaires se sont d'ailleurs multipliés, le long des lignes de touche, à côté des cages de football et même sur le terrain de rugby lui-même. Pour repousser les limites de cette occupation, la société Supponor développe une solution de réalité augmentée pour changer les publicités selon les pays où la rencontre est diffusée. Pour résumer, il s'agit de coller numériquement la nouvelle annonce sur l'espace existant. « Nous permettons au club ou l'ayant droit de la compétition de multiplier ses revenus en vendant plusieurs fois des espaces », explique Ali Mouizina, le chef de la recherche à Sophia-Antipolis. Les clients sont la ligue nord-américaine de hockey NHL, le rugby « principalement en Océanie » et quatre des cinq principaux championnats de football européen : ligue 1 pour la France, Liga pour l'Espagne, Bundesliga pour l'Allemagne et Serie A pour l'Italie.
Cette solution séduit comme en témoigne son utilisation de plus en plus importante. Pour la saison 2022-2023, elle revendique la couverture de 2.500 événements, la NHL étant son principal client, contre plus de deux fois moins la saison précédente et seulement 164 en 2020-2021. « Nous espérons atteindre les 4.000 événements pour cette année », glisse Ali Mouizina. Selon lui, l'intérêt vaut aussi pour les spectateurs, au-delà de disposer d'une publicité qui leur correspond, pour éviter « certaines annonces mal perçues comme l'alcool dans certains pays », défend le chercheur.
Rémi Baldy