« Aroma-Zone n’est pas un épiphénomène, c’est une marque universelle » (Sabrina Herlory)
Laurence Bottero
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Sabrina Herlory le reconnaît, « nous n'avons pas vu venir la croissance ». Il faut dire qu'avec des produits naturels, simples et accessibles, Aroma-Zone semble détenir la recette qui répond parfaitement aux besoins du marché. Un marché de la cosmétique où l'envie de naturel domine et où la simplicité, dans tous les sens du terme, devient une valeur refuge. Ceci explique donc cela et le million de nouveaux consommateurs acquis en 2023.
De quoi venir titiller les géants du secteur, alors même que l'entreprise née et installée à Avignon ne fait rien comme tout le monde : peu de publicité, une présence online qui a marqué sa différenciation dès sa création voici 25 ans et très peu - pour l'heure - de présence en physique, c'est-à-dire moins de quinze boutiques en France. « Nous allons à l'encontre des codes traditionnels parce que, justement, je pense que l'une de nos missions est de déconstruire beaucoup de croyances limitantes. C'est une mission implicite, mais elle existe », pointe la dirigeante de la PME française.
Et si Aroma-Zone (400 salariés, un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros en 2022) attire pour son positionnement à contre-courant, Aroma-Zone fidélise. « 60% des consommateurs venus chez nous en 2022 sont revenus en 2023. Ce qui signifie que lorsqu'on découvre la marque, on demeure dans l'écosystème », analyse Sabrina Herlory.
L'un des éléments du succès réside certes sur des produits naturels mais aussi sur la qualité de ceux-ci. Hors de question de dévoyer la promesse : lorsqu'une matière première se fait rare, on ne transige pas. Comme pour cette huile de Cacay de Colombie, concentrée en antioxydants. « Nous avons trouvé un territoire en Colombie, qui nous convient. Nous avons passé les premières commandes, défini le cahier directionnel. Le producteur est en train de planter sur ses terres. Or, cela va prendre des années. Mais nous l'attendons et l'accompagnons. Chaque récolte nous dure trois mois. Nous pourrions mélanger avec de l'huile de Cacay de moins bonne qualité, mais ce n'est pas notre promesse. Nous orientons alors nos consommateurs vers d'autres produits aux vertus similaires », détaille Sabrina Herlory, reconnaissant que les 2.500 références au catalogue permettent cette souplesse.
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