What The Fish veut devenir le Shazam de la vie sous-marine
Rémi Baldy
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Photo d'illustration
@vudumasque
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Sur les bords de la Méditerranée, il suffit de mettre la tête sous l'eau avec un masque pour découvrir la vie marine. De nombreux poissons sont en effet visibles sans qu'il ne soit besoin de descendre à plusieurs mètres de profondeur. Il reste ensuite à savoir de quelle espèce il s'agit. Aider tous les néophytes, c'est justement ce que veut faire l'application What The Fish. « Nous sommes comme Shazam, mais pour les poissons. En prenant une photo ou en téléchargeant une, l'application reconnaît de quel espèce il s'agit », décrit Anne-Lise Lena, associée sur ce projet à Nicolas Guyot, un ingénieur en intelligence artificielle mobile. Pour fonctionner, What The Fish utilise une technologie de machine learning, c'est-à-dire qu'elle apprend grâce à des photos - entre 300 et 400 par espèces - à reconnaître des photos.
C'est en tant que plongeur bouteilles professionnel et amateur, que Nicolas Guyot s'est rendu compte que certains partenaires de palanquée - le nom des groupes de plongeurs - ne savaient pas vraiment ce qu'ils avaient vu. Forcément, la diversité des espèces grandit au fil des profondeurs. « La méditerranée compte 10.000 espèces », relève Anne-Lise Lena. Pour l'instant, What The Fish n'en recense qu'une centaine. Il faut dire que l'application n'en est encore qu'au stade de projet. Lancée en 2023, cette « marque » n'a pas de structure juridique dédiée puisque c'est la société qui l'édite est NGWare, l'entreprise de Nicolas Guyot.
Anne-Lise Lena évoque d'ailleurs un « prototype, très avancé mais que l'on continue d'améliorer », la possibilité d'importer des vidéos est notamment en cours. Car ce projet est bien personnel, y compris pour ce qui est du financement avec environ 20.000 euros investis. Raison pour laquelle, l'idée est désormais de « créer la demande » avant de finaliser l'offre pour pouvoir adapter cette dernière aux potentiels futurs clients.
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Si le duo derrière What The Fish se trouve « entre Paris et Toulon », il revendique bien leur initiative comme étant varoise. TVT innovation et la Toulon Provence Métropole ont notamment soutenu ce projet, ainsi que la Région Sud qui l'a sélectionné pour participer à VivaTech. « Pour notre développement stratégique, nous visons plutôt des villes ou régions sur le littoral, ce sont des sujets qui parlent plus que dans les terres », explique Anne-Lise Lena. Dans l'oeil de mire, le secteur BtoB : « Nous voulons proposer l'application gratuitement, ou à un tarif très faible, au grand public et aux clubs de plongée mais ça ne sera pas suffisant pour poursuivre les investissements. Pour financer notre développement, nous cherchons donc des partenaires » comme peuvent l'être des collectivités ou des parcs naturels.
Rémi Baldy