Klearia met les laboratoires sur puce au service des industriels de l’eau et de la cosmétique
Gaëlle Cloarec
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Peu connus, les laboratoires sur puce habitent pourtant notre quotidien. Tests de grossesse, mesures du taux de glucose dans le sang, dépistages Covid... sur ces quelques centimètres carrés, n'importe qui est en mesure de faire une analyse chimique ou biologique et ce, n'importe où, n'importe quand. De cet usage principalement médical, la jeune pousse Klearia, née en 2012 sur le plateau de Saclay en Ile-de-France, s'est éloignée pour s'orienter vers les applications industrielles ayant des besoins analytiques de routine. Du monitoring miniature, en somme, au large champ des possibles.
Il faut dire que la deeptech aujourd'hui basée à Nice a des arguments pour convaincre au point d'avoir été lauréate, en 2022, du très sélectif programme européen EIC Accelerator. Cet accompagnement « Rolls Royce », agrémenté d'une enveloppe de 2 millions d'euros dans son cas, s'intéresse aux futurs champions européens dont les technologies s'apprêtent à disrupter leur marché. En l'occurrence ici, celui du traitement de l'eau pour lequel elle va réaliser un premier pilote. « Cet accompagnement nous a permis d'un point de vue technologique d'élargir la gamme de polluants analysés, de réduire le coût et de raccourcir le délai d'analyse, explique Clément Nanteuil, dirigeant-fondateur de Klearia. D'un point de vue commercial, il nous a ouvert un certain nombre de portes. » Dont celles du groupe Suez.
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C'est en effet une des usines de traitement du géant de l'eau qui va accueillir le premier pilote de l'entreprise dont la mise en service est prévue en 2025. Celui-ci vise à suivre la qualité de l'eau entrante, plus particulièrement les flux de pollution aux métaux. « Il s'agit d'analyser plusieurs polluants métalliques en une vingtaine de minutes là où l'usine met généralement une semaine pour recevoir les résultats. L'objectif étant d'améliorer la gestion des flux entrants, de faciliter leur mise en conformité et de réduire les coûts de traitement en donnant très rapidement la bonne information », détaille le dirigeant. Qui poursuit : « D'autres pilotes sont en cours de discussion, sur d'autres sujets que le traitement, mais toujours orientés sur l'eau. »
Gaëlle Cloarec