L’innovation cosmétique prend – enfin – la vague bleue
Natasha Laporte
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Thalgo
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Poumon de la planète, produisant de l'oxygène que l'on respire tout en absorbant du CO2, sanctuaire, aussi, de la biodiversité, l'océan suffoque sous la pollution. Productrice de biens de consommation, l'industrie cosmétique, entre autres, y joue un rôle. Emballages non dégradables, microplastiques qui échappent aux systèmes de filtration et finissent dans les océans, où ils sont rejoints par les effets de certaines protections solaires... sont autant de sources de contamination. « La pollution des océans est un ensemble complexe et multifactoriel, dans lequel les cosmétiques ont effectivement leur part. En termes de produits tels que les crèmes solaires, cela ne représente toutefois qu'une petite contribution à la pollution, leur impact restant circonscrits aux écosystèmes côtiers où la baignade est intensive », tempère cependant Philippe Lebaron, professeur en biotechnologie et biologie marine à Sorbonne Université.
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De fait, certaines protections solaires, nécessaires pour défendre la peau face au risque de cancer, « contiennent des produits nocifs pour l'environnement et pour l'homme », dit-il, de même que certains produits de douche ou de shampooing, qui peuvent se retrouver dans la mer par des rejets directs des stations d'épuration. Et si la connaissance scientifique progresse dans ce domaine, des données manquent encore. C'est tout l'enjeu d'un programme, financé par l'Agence nationale de la recherche, que ce scientifique mène dans le cadre de l'Observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer pour passer au crible les ingrédients autorisés en Europe dans les crèmes solaires, afin que « les fabricants puissent avoir des données objectives, avec une hiérarchisation en matière de toxicité », avance-t-il.
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