« Avec la mondialisation de l’offre, le made in France n’est plus un argument suffisant »
Gaëlle Cloarec
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Quel est le point commun entre les parfums Jeanne Arthès, commercialisés en grande surface, les senteurs de niche de la vénérable maison Houbigant et le jus siglé par la chanteuse pop américaine Ariana Grande ? Le Groupe Arthès. Basée à Grasse, créateur et producteur de parfums sur mesure, que ce soit pour ses propres marques ou pour le compte de tiers, cette discrète PMI familiale a été fondée en 1978 avec l'objectif de démocratiser le parfum made in France au grand export tout en conservant les codes du luxe à la française. Un positionnement masstige avant l'heure en somme, référence à cette tendance hybride consistant à proposer des produits luxe ou haut de gamme à des prix accessibles, qui s'étoffe dans les secteurs de la mode et de la beauté et dynamise le marché, celui du parfum compris.
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Selon les tendances et prévisions de Data Bridge Market Reset, le marché mondial du parfum s'élevait à 49,85 milliards de dollars en 2022. Il atteindrait 68,75 milliards de dollars d'ici à 2030. Une progression que l'on retrouve dans tous les segments du secteur, qu'ils soient de masse, premium ou masstige. Et où le made in France représente un argument de poids... « Représentait, corrige Alexis Giry, directeur général adjoint du groupe Arthès. Aujourd'hui, le made in Grasse et plus largement le made in France n'est plus un argument suffisant. Le marché mondial du parfum s'ouvre à de nombreuses nouvelles marques non françaises, et si nos bases parfumées continuent de très bien s'exporter, le marché des produits finis s'avère désormais beaucoup plus disputé. »
Gaëlle Cloarec