Quand l’ESS participe à la relocalisation de la filière textile
Maëva Gardet-Pizzo
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C'était au départ un petit atelier de confection textile. Fondée en 2014, l'entreprise marseillaise Fil Rouge avait alors vocation à participer à la relocalisation de la filière tout en créant de l'emploi dans une ville - Marseille - qui en a bien besoin. Elle recourt pour cela à des contrats d'insertion qui permettent à des personnes éloignées de l'emploi d'enrichir leur CV tout en tissant du lien social.
Mais en quelques années, le petit atelier atteint rapidement une dimension industrielle, porté par des marchés significatifs. Parmi eux : des masques covid-19 pour l'État et la Métropole, des tenues pour Puma, équipementier de l'Olympique de Marseille, ou encore la participation à la fabrication de 103.000 pièces pour habiller les bénévoles des Jeux Olympiques de 2024, en partenariat avec Décathlon.
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Non loin d'ici, l'atelier de confection 13 A'tipik, qui compte une cinquantaine de salariés dont aussi une quarantaine en insertion, se distingue par des coopérations de moindre taille mais non moins prestigieuses. Parmi ses clients, de petits créateurs et des marques comme Jott, Kaporal ou encore Ruckfield -portée par Sébastien Chabal- qui trouvent chez 13 A'tipik une expertise en matière de upcycling, cette pratique consistant à récupérer des morceaux de divers tissus et de les associer pour fabriquer de nouvelles pièces. « Cela fait huit ans que nous travaillons avec cet atelier », explique Nicolas Ciccione, dirigeant de Kaporal qui organise deux fois par an des collectes de jeans usagés. « Nous voulions créer un système pour initier de la circularité. 13 A'tipik, qui se trouvait comme nous à Marseille, pouvait répondre à ce besoin, et ce, avec un impact social fort ».
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