« Le financement de l’infrastructure par l’usage, c’est l’avenir » défend NGE

Laurence Bottero
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Le ministre des Transports l'a dit dans un entretien accordé à La Tribune, « il faut 3,5 milliards d'euros par an pour le ferroviaire et les routes ». Un propos qui donne le contexte de la conférence Ambition France Transports, la grande conférence dédiée au financement des infrastructures de mobilité qui se tient le 5 mai prochain à Marseille.
Le sujet est toujours plus d'actualité entre les SERM, le chantier de l'A69, le Grand Paris Express, la concrétisation de l'ouverture à la concurrence des TER dès ce mois de juin dans le Sud avec l'arrivée de Transdev en tant qu'opérateur à la place de la SNCF ou encore la relance de la ligne Nancy-Contrexville...
Le Grand Paris Express est par exemple un sujet que connaît bien NGE, choisi il y a un an pour la conception-réalisation du dernier tronçon Ouest de la ligne 15, un contrat à 1,38 milliard d'euros qui a précisément positionné le groupe originaire de Saint-Etienne du Grès, dans les Bouches-du-Rhône, comme numéro 4 hexagonal du BTP. Engagé sur la réouverture de la ligne Nancy-Contrexville, sous-concessionnaire de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) pour la modernisation du port d'Arles, le groupe - qui emploie 23 000 collaborateurs pour un chiffre d'affaires 2024 de 4,6 milliards d'euros - estime qu'il faut « cheminer vers un programme courageux d'infrastructures. Nous sommes à un tournant ».
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Et Jean Bernadet, dans un entretien exclusif à La Tribune, de pointer le financement, nerf de la guerre et véritable problématique dans un contexte de tension budgétaire, alors même que les donneurs d'ordre déploient des projets ambitieux. « Je crois beaucoup à la régionalisation des infrastructures du quotidien. Nous avons besoin d'être au contact des donneurs d'ordre, de rester positifs et de continuer à investir. Nous discutons beaucoup avec les industriels, avec les élus locaux. Ces discussions nous nourrissent et nous permettent d'être force de proposition ».
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