A Marignane, Airbus Helicopters s’engage dans une « transformation historique »
Colombe Laferté et Laurence Bottero
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Airbus Helicopters
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« Si on ne fait rien, la croissance ne viendra pas à Marignane ». Posé par Pascal Kuhn, le constat est aussi clair que sans appel : le site d'Airbus Helicopters à Marignane, niché entre l'aéroport Marseille Provence et la barre rocheuse de Vitrolles est enclavé et vieillissant. Le troisième site industriel de France, quasi centenaire et qui se décrit comme l'un des derniers dinosaures de l'ère des grosses manufactures, « ne peut pas s'adapter pour capter les opportunités de croissance si on ne le transforme pas ».
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Face à cette nécessaire mutation, le directeur du site marignanais qui est également l'employeur le plus important du Sud, a dessiné une stratégie qui doit consolider son attractivité. Baptisé Pacte Sud Avenir Helico, il entraîne avec lui les autres acteurs de la filière, dont l'UIMM Alpes-Méditerranée (que Pascal Kuhn préside également), le Groupement Maritime et Industriel de Fos (GMIF), Provence Fabrique des Possibles, le pôle de compétitivité SAFE, les villes de Vitrolles et Marignane, la Région Sud et Aix Marseille Provence. « Nous ne pouvons transformer le site que s'il y a une union sacrée autour de nous », assure Pascal Kuhn, « nous devons être des partenaires de territoire : ce pacte est une façon de dire que nous nous engageons mutuellement ». D'ici 2030, le secteur de Berre sera repensé pour accompagner les projets de décarbonation et d'industrie du Sud, ces nombreux projets d'industrie verte qui donnent une certaine impulsion au territoire. Et chacun a son rôle à jouer et dépend de l'avancée de l'autre : « Airbus Helicopters investit 450 millions d'euros afin de rénover 60% des bâtiments qui évolueront jusqu'à 2035, l'Etat et la Région Sud soutiennent au moyen d'aides publiques et de développement de la mobilité ferroviaire et la Métropole agit pour désenclaver le site et construire un plan de mobilités intermodal ». Car c'est sur ce dernier point notamment que le bât blesse : le site principal est aujourd'hui péniblement accessible, pour les 12 000 salariés du groupe, par une route départementale très fréquentée et dangereuse, un « élément dissuasif », estime le directeur de la filiale hélicoptère qui pourrait être solutionné, entre autres, par l'arrivée du transport par câbles en 2029 qui reliera l'aéroport Marseille Provence à la Gare de Vitrolles avec un arrêt sur le site Airbus.
Colombe Laferté et Laurence Bottero