Morgan Stanley rattrapée par l’affaire des "subprimes"

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La banque d’affaires américaine est poursuivie en justice par le régulateur américain des caisses d’épargne, qui l’accuse d’avoir trompé deux banques coopératives en leur vendant des crédits "subprimes".

Le régulateur américain des caisses d'épargne, la NCUA, a annoncé vendredi avoir engagé des poursuites contre la banque d'affaires Morgan Stanley, l'accusant d'avoir enfreint les lois boursières lors de la vente de 566 millions de dollars de titres adossés à des prêts immobiliers. La NCUA reproche à Morgan Stanley d'avoir trompé deux banques coopératives, US Central et WesCorp, en leur vendant avant le début de la crise financière des produits dérivés complexes adossés à des prêts hypothécaires très risqués (subprimes).

Morgan Stanley aurait inclus de fausses informations dans des documents

"Des sociétés comme Morgan Stanley ont vendu des titres qui se sont révélés défaillants, déclenchant une crise dans le secteur des caisses d'épargne au final très coûteuse à contenir et à redresser" et ces établissements "en paient encore les frais", a déclaré la présidente du conseil d'administration de la NCUA, Debbie Matz, citée dans un communiqué. Selon l'organisme, Morgan Stanley a, dans des documents de présentation de ces produits dérivés, inclus de fausses informations ou omis des informations importantes.
La NCUA a engagé des poursuites similaires contre Barclays Capital, Credit Suisse, Goldman Sachs, JPMorgan, RBS Securities, UBS Securities, Wachovia (racheté par Wells Fargo), Bear Stearns (racheté par JPMorgan Chase) et Washington Mutual Bank.
L'agence fédérale est jusqu'à présent parvenue à des accords amiables pour plus de 335 millions de dollars avec Citigroup, Deutsche Bank Securities, HSBC et Bank of America.

Une plainte qui vient s'ajouter à une longue liste

Cette nouvelle affaire vient s'ajouter à une longue liste de plaintes visant des banques américaines ou internationales qui ont trompé leurs clients à coup de crédits "subprimes".
Récemment, la première banque américaine JP Morgan s'est notamment vu demander 6 milliards de dollars par l'Agence fédérale de financement du logement (FHFA) pour régler un litige lié aux deux géants américains du refinancement, Fannie Mae et Freddie Mac, qui ont été renfloués par l'État à hauteur de 187,5 milliards de dollars pendant la crise.

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Commentaires
a écrit le 02/09/2013 à 4:49 :
On peut trouver à juste titre beaucoup de défauts aux US mais pas celui de pouvoir tout mettre sur la table à contrario de l'union européenne. on sait que Goldman Sach a monté une cabale pour que la Grèce puisse rentrer dans l'Union avec une certaine complicité des politiques et des experts!!!!!! de l'Union. Cette affaire a coûté dans un premier temps 300 millions de commission aux grecs. Aujourd'hui l'Union européenne, pardon le contribuable européen, doit passer au guichet du remboursement d'une dette après un prêt de 2,8 milliards à la Grèce, toujours dans le cadre de cette magouille, remboursable sur le principe des produits dérivés, soit un total de 5,1 milliards et la pas de commission européenne pas notre nullité bien française tout en bouche rien en qualité,M. Barnier, pour faire un procès à cette banque et bloquer les remboursements. Une force européenne NON un service de guichet ouvert sur le monde pour pomper l'argent des citoyens de cette Europe qui aujourd'hui au lieu de faire rêver donne une vision de cette Union des plus calamiteuse et d'incompétence qui n'a d'égale de part le monde.
a écrit le 01/09/2013 à 20:30 :
Les USA vont-ils enfin arréter ces "accords à l'amiable" avec les banques dans lesquels personne n'est jamais envoyé en prison ? Quand on fraude pour quelques euros on va en prison (cf le voleur d'une bouteille d'eau condamné à 6 mois de prison à Londres) mais quand on fraude pour 500 millions on ne va jamais en prison, on fait des accords à l'amiable...
a écrit le 01/09/2013 à 12:52 :
Nous sommes encore bien loin de la commission Pecora des années 30. Et mis à part quelques lampistes (ou autres fusibles) déjà cloués au pilori, tant que les banquiers (CEO - CFO) ne paieront pas juridiquement (de leur personne) pour les abus et autres dérives (qu'ils connaissaient ou se devaient à connaître) ils continueront à en faire.

a écrit le 01/09/2013 à 11:18 :
Mieux vaut tard que jamais ...

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