Catastrophes naturelles : 2021 a été la deuxième année la plus coûteuse pour les assureurs, selon Munich Re
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Jorge Silva
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Marquée par les ouragans Harvey, Irma et Maria l'année 2017 avait été la plus coûteuse pour les assureurs mondiaux : 146 milliards de dollars de dommages subis. Avec les dizaines de tornades aux Etats-Unis, les vagues de froid, les inondations en Allemagne..., l'année 2021 arrive sur la deuxième marche du podium : 120 milliards de dollars (106 milliards d'euros), a expliqué le plus grand réassureur du monde, Munich Re, en avertissant que les conditions météorologiques extrêmes étaient probablement liées au changement climatique. Une estimation supérieure à celle de son concurrent Swiss Re qui fait état le mois dernier d'un montant de 105 milliards de dollars.
Près de 10.000 personnes sont décédées des suites de catastrophes naturelles, un chiffre en ligne avec les années précédentes. Les pertes totales, y compris celles non couvertes par les assurances, s'élèvent à 280 milliards de dollars, soit le quatrième montant le plus élevé jamais enregistré. Un chiffre supérieur là aussi à celui de Swiss Re (250 milliards de dollars)
Les États-Unis, ravagés par des dizaines de tornades et des vagues de froid, ont été à l'origine d'une part exceptionnellement importante des pertes, a indiqué Munich Re. L'ouragan Ida, dont les dégâts se sont étendus de la Nouvelle-Orléans à New York, a entraîné 36 milliards de dollars de pertes assurées. La tempête hivernale, qui a principalement touché le Texas en février, a entraîné des pertes d'environ 15 milliards de dollars. En Allemagne, les inondations qui ont touché le pays cet été ont également coûté des milliards.
De nombreux scientifiques s'accordent à dire que les événements survenus en 2021 ont été exacerbés par le changement climatique et que d'autres événements extrêmes sont susceptibles de devenir plus fréquents ou plus graves à l'avenir.
Certains assureurs ont augmenté leurs tarifs en raison de la probabilité croissante de catastrophes, cessant même de fournir une couverture dans certains endroits.
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