Catastrophes naturelles, un risque croissant pour les assureurs
Gabrielle Thin

Les assureurs evaluent a 430 millions d'euros le cout des inondations
Gonzalo Fuentes
Gabrielle Thin

Les assureurs evaluent a 430 millions d'euros le cout des inondations
Gonzalo Fuentes
Une semaine après la fin de l'épisode d'intempéries dévastatrices en France, l'heure est aujourd'hui au bilan. La Fédération française de l'assurance (FFA) a évalué le coût des inondations et des orages de pluie et de grêle de ces dernières semaines à 430 millions d'euros pour 214.000 sinistres déclarés. Les dommages, de nature variée - inondations, coulées de boue, dommages électriques, impacts sur les carrosseries, pertes d'exploitation, etc - s'étendent sur une grande partie du territoire et portent tant sur les habitations que les véhicules et les biens professionnels.
Ces sinistres sont couverts par les contrats d'assurance de dommages et par la garantie dommages tous accidents du contrat d'assurance auto, ainsi que pour tous les contrats d'assurance de bien dont la garantie catastrophes naturelles « entrera en application pour les assurés des communes ayant fait l'objet d'un arrêté », rappelle le communiqué de la FFA.
Les assureurs sont de plus en plus affectés par les catastrophes naturelles, dont la fréquence augmente dans le monde. Elles constituent désormais un paramètre important de risque pesant sur le secteur. Sylvie Goulard, sous-gouverneure de la Banque de France, a insisté sur ce point ce lundi 25 juin en présentant le rapport sur l'évaluation des risques du système financier. Elle a souligné l'augmentation du taux de sinistre de 13% en 2017 par rapport à l'année précédente : les événements climatiques fin 2017 - et notamment le cyclone Irma qui a ravagé les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélémy - ont en effet provoqué 3 milliards d'euros de sinistres pour les assureurs français (selon la FFA).
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Le recours massif à la réassurance pour de tels événements permet de couvrir le risque lié à l'augmentation de la fréquence de ces catastrophes, constituant un « maillon essentiel dans la chaîne de couverture des risques ».
Bernard Spitz, le président de la FFA, a évoqué des discussions en cours sur le régime des catastrophes naturelles :
Gabrielle Thin