CIT, la banque américaine des PME, en dépôt de bilan

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Ce groupe centenaire compte environ un million de clients aux Etats-Unis et sa mise en faillite, si elle était attendue depuis des mois, risque d'aggraver la contraction du crédit et de peser sur l'économie réelle.

Le spécialiste américain du crédit aux petites et moyennes entreprises CIT a lancé dimanche une procédure de dépôt de bilan, incapable de se refinancer après la crise financière internationale.
Ce groupe centenaire compte environ un million de clients aux Etats-Unis et sa mise en faillite, si elle était attendue depuis des mois et ne devrait avoir qu'un impact limité sur les marchés, risque d'aggraver la contraction du crédit et de peser sur l'économie réelle.
Le groupe avait 71 milliards d'actifs. Il s'agit ainsi de la quatrième plus grosse faillite de l'histoire américaine après celle de Lehman Brothers l'année dernière (639 milliards d'actifs), World Com en 2002 (104 mds) et General Motors (91 mds).
"C'est une nouvelle source de capitaux pour les petites entreprises qui se tarit", a souligné Blake Howells, analyste chez Becker Capital Management à Portland.
Le placement de CIT sous la protection de la loi sur les faillites, dite chapitre 11, porte un coup au gouvernement américain, qui avait apporté 2,3 milliards de dollars au groupe en décembre 2008 dans le cadre du plan Tarp visant à purger les bilans des établissements financiers.
La plupart des créanciers de CIT ont approuvé le plan de réorganisation qui devait lui permettre de recourir au chapitre 11. La mise en oeuvre rapide de ce plan est cruciale pour le groupe s'il veut conserver ses clients.
Les filiales opérationnelles de CIT ne sont pas concernées par le dépôt de bilan, exclusivement lié à la maison-mère, et devraient poursuivre leurs activités, a précisé le groupe dans un communiqué.
En milieu d'année, CIT avait 71 milliards d'actifs et 64,9 milliards de dettes, dont trois milliards arrivent à échéance en mars prochain.
Aux termes du plan, les créanciers prendront le contrôle du groupe. Ils seront au final à la tête d'une nouvelle dette portant sur environ 70% de la valeur faciale de la dette actuelle. Les actionnaires préférentiels, dont l'Etat, ne se seront remboursés qu'après les autres créanciers.
Dans l'impossibilité d'obtenir la garantie de la Federal Deposit Insurance Corp (FDIC, l'agence de garantie des dépôts bancaires), CIT avait lancé en octobre un programme d'échange de dettes et demandé dans le même temps à ses créanciers d'adopter sa réorganisation.

(retrouvez le communiqué du groupe CIT)

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Commentaires
a écrit le 02/11/2009 à 17:50 :
le probleme est que l economie reelle ne concerne que les gens reels victimes de chomages reels d endettement reels . non ce qui interesse le marché et les medias aujourd hui se sont les indicateurs avancés ,les indices de confiance de michigan and co les anticipations geniales des agences de notations ...bref l ensemble de ce microcosme qui atomise les preocupations reelles des gens...
a écrit le 02/11/2009 à 13:08 :
RIEN A RAJOUTER AUX PROPOS DE "ANTONIO".
a écrit le 02/11/2009 à 10:19 :
Puisque l' on vous dit que la crise est derrière nous...Les banques qui oeuvrent dans l' économie réelle coulent, celles qui sont dans le virtuel et le monopoly financier engrangent des profits extravagants en siphonnant l' argent public. Une fois que l' intoxication médiatique sur le thème de la reprise se sera dissipé, l' atterrissage va être brutal...!!!
a écrit le 02/11/2009 à 8:47 :
je croyais que c'etait la reprise , que le bout du tunnel etait dejà amorcé ? , ah ben non je crois qu'on est en plein come back de 1930 , malgré les plans de relance ..

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