L'assureur John McFarlane va prendre la tête de Barclays en 2015

La deuxième plus grande banque britannique a annoncé vendredi un changement à sa présidence à partir de l'année prochaine. John McFarlane succédera à David Walker resté en poste pendant deux années.
John McFarlane est considéré comme un professionnel chevronné. Il a occupé les fonctions de CEO pour la banque australienne ANZ de 1997 à 2007. (Reuters)
John McFarlane est considéré comme un professionnel chevronné. Il a occupé les fonctions de CEO pour la banque australienne ANZ de 1997 à 2007. (Reuters) (Crédits : Reuters)

Actuel président de l'assureur britannique Aviva, John McFarlane va prendre la place de David Walker, nommé dans la foulée du scandale du Libor. L'écossais de 67 ans rejoindra le conseil d'administration comme directeur non-exécutif et assumera ses fonctions de président à partir d'avril 2015. Il touchera une rémunération annuelle de 800.000 livres (un million d'euros), a précisé la banque dans un communiqué.

Considéré comme un professionnel chevronné, John McFarlane a occupé les fonctions de CEO pour la banque australienne ANZ de 1997 à 2007, après avoir été directeur exécutif de StanChart. Il compte également à son actif la direction de la Royal Bank of Scotland (qui déménagera son siège à Londres en cas d'indépendance de l'Écosse).

Une image à revaloriser

Il écope d'une double mission : améliorer la performance du groupe et rassurer les investisseurs sur la direction stratégique, explique le Financial Times. Le groupe mène actuellement un gigantesque plan de réduction d'emploi, visant la suppression de 19.000 postes d'ici à 2016, notamment dans sa banque d'investissement, dans le cadre d'un recentrage stratégique majeur après des scandales en série.

La tâche sera rude pour le prochain président. Barclays a notamment été condamnée en juin 2012 à payer 290 millions de livres dans l'affaire de manipulation du taux interbancaire londonien. Elle est par ailleurs poursuivie aux États-Unis pour avoir favorisé les courtiers de haute fréquence au sein de sa place de marché interne - une accusation dont la banque se défend fermement.

Une succession houleuse

David Walker avait pris la présidence de Barclays en novembre 2012 lorsque la banque était en pleine tourmente, secouée par le scandale de manipulation des taux interbancaires Libor et Euribor.

Son prédécesseur, Marcus Agius, avait dû démissionner à cause de ce scandale, tout comme le directeur général de l'époque - le véritable patron opérationnel du groupe -, Bob Diamond.

Un analyste interrogé par l'agence américaine Bloomberg estimait que "la nomination de John McFarlane devrait être bien accueillie ", précisant notamment qu' "il a fait beaucoup du travail de nettoyage à Aviva ".

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