Après la prise de participation surprise de 9% au capital de Commerzbank, UniCredit n’exclut pas de monter au-delà de 9,9%. De son côté, Commerzbank n’a pas fermé la porte à des discussions sur un rapprochement. Alors que les deux banques étaient redevenues profitables, le scénario d’une fusion soulève cependant de nombreuses questions d’exécution et de synergies.
[Article initialement publié le mercredi 11 septembre 2024 à 18h43 et mis à jour à 16h45] Après l'annonce surprise, mercredi, par la banque italienne UniCredit d'une prise de participation de 9% au capital de Commerzbank, les intentions des uns et des autres se précisent. Le PDG de la banque italienne, Andrea Orcel, a confirmé jeudi qu'une reprise totale de la banque allemande figurait parmi les options sur la table.
« Les conversations sur une fusion-acquisition ou une autre combinaison sont en tête des discussions actuelles », a ainsi déclaré jeudi l'emblématique patron, connu pour son savoir-faire en matière de fusion, à Bloomberg TV.
Mais la position officielle d'UniCredit n'est pas encore arrêtée. Ce qui est certain est que la banque cherche à obtenir les feux verts réglementaires pour aller au-delà de 9,9% du capital de Commerzbank, « si nécessaire ».
Dans un court communiqué, Commerzbank a indiqué mercredi « pris note de l'annonce d'UniCredit ce matin et de son acquisition d'une participation dans Commerzbank. Cela témoigne également des progrès réalisés et de la position de la Commerzbank. La direction et le conseil de surveillance de la Commerzbank continueront à agir dans le meilleur intérêt de tous nos actionnaires et de nos principales parties prenantes, telles que les employés et les clients ». Le ton est neutre, ni amical, ni hostile.
Pas de position officielle de Commerzbank
Certaines sources citées par le Financial Times indiquent que la banque allemande est plutôt ouverte aux discussions. D'autres, proches de la direction de Commerzbank, citées par l'agence Reuters indiquent que le directoire réfléchit aux moyens de préserver l'indépendance de la banque face à une offre publique potentielle d'UniCredit.
Dans un entretien accordé mercredi au quotidien Les Echos, un membre du conseil de surveillance, Stefan Wittmann, se déclare opposé à un rapprochement avec la banque italienne, préférant « des coopérations » avec une banque française. Mais la banque allemande n' pas encore affichée de position officielle face à UniCredit.
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