D'après la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne (CAVB), certains prix à l'hectare ont été multipliés entre 2 et 6 fois, en l'espace de quinze ans, en Bourgogne. Or, l'arrivée des investisseurs complique l'installation des vignerons et la transmission des domaines familiaux. Une situation compliquée en France, mais aussi à l'étranger, notamment pour les vins californiens.
D'où l'idée créée il y a dix ans par Marc-Antoine Seris, PDG de Canovia et qui pourrait bien s'exporter en Amérique du Nord.
Attaché à la valorisation des territoires, le dirigeant de Canovia a mis au point un concept, afin de faciliter les transmissions de domaines viticoles au sein des familles. Celui-ci vise à ne pas spéculer sur le foncier, ni à rémunérer les actionnaires en numéraire, mais plutôt... en bouteilles. Le cabinet bourguignon est spécialisé dans les groupements fonciers viticoles (GFV) en France.
Même si, par exemple, la société GFV Saint-Vincent propose également des GFV en dotation bouteille (répartis dans quatre régions viticoles : Bourgogne-Bordeaux Champagne-Vallée du Rhône), la plupart des concurrents sur ce marché rémunèrent leurs associés en numéraire.