Gestion d'actifs : BNP Paribas encaisse un surcoût en capital sur le rachat d’AXA IM
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BNP Paribas change de dimension dans la gestion d'actifs.
Reuters
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BNP Paribas change de dimension dans la gestion d'actifs.
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C'est une décision de la Banque centrale européenne (BCE) qui coûte à BNP Paribas... mais moins que redouté. Le superviseur a récemment décidé que l'acquisition par la banque du gestionnaire d'actifs AXA IM ne pouvait pas bénéficier du traitement prudentiel favorable, dit du « compromis danois ». Ce traitement avantageux s'applique aux groupes bancaires détenant des filiales d'assurance et il permet de réduire le coût en capital des activités d'assurance. Ce « compromis », qui date de 2012, a été un puissant levier de croissance pour les bancassureurs, qui se trouvent être, pour l'essentiel, des banques françaises, Crédit agricole en tête.
En annonçant l'acquisition, en décembre dernier, d'AXA IM pour 5,1 milliards d'euros via sa filiale d'assurance Cardif BNP Paribas, le groupe bancaire espérait bénéficier de ce fameux « compromis » pour limiter l'impact de cette opération sur ses besoins en fonds propres. C'est raté. Un communiqué de BNP Paribas, diffusé ce lundi, confirme que la BCE retient une interprétation plus restrictive de ce « compromis danois ». En clair, il ne s'applique pas aux filiales de gestion d'actifs, même si elles sont elles-mêmes dans le giron d'une filiale d'assurance.
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La BCE avait pourtant déjà envoyé un mauvais signal en mars dernier lorsqu'elle a refusé cet avantage prudentiel à la banque italienne Banco BPM lors du rachat d'Anima, le dernier gestionnaire d'actifs indépendant du pays. Et la nouvelle présidente du comité de supervision de la BCE, Claudia Buch, avait averti en fin d'année dernière, que « ce compromis danois », qui a toujours été un sujet de division en Europe pour la prime qu'il accorde au modèle français, sera examiné au cas par cas, laissant entendre qu'elle souhaitait mettre fin aux interprétations plus ou moins extensives. Ce sont aussi des mauvaises nouvelles pour le groupe BPCE, engagé dans un vaste projet de rapprochement à 50-50 entre sa filiale de gestion d'actifs Natixis IM et la filiale de gestion d'actifs de l'assureur italien Generali.