Les tarifs bancaires ont augmenté, mais moins vite que l'inflation
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Les principaux tarifs bancaires ont subi une augmentation de 2022 à 2024 mais inférieure à l'inflation.
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Les principaux tarifs bancaires ont subi une augmentation de 2022 à 2024 mais inférieure à l'inflation.
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Une augmentation « maîtrisée ». Les principaux tarifs bancaires ont subi une augmentation de 2022 à 2024 mais inférieure à l'inflation, a constaté le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) dans son étude annuelle publiée ce jeudi. Après être restés quasi stables au cours de l'année 2023, les prix des services bancaires ont surtout augmenté au cours du premier semestre 2024, selon cette étude réalisée sur un panel de 100 établissements, représentant 98,9% des parts de marché.
« Selon l'indice Insee, les prix des services bancaires ont crû de 3,0% entre juin 2023 et juin 2024, contre 2,2% pour l'inflation générale. Sur deux ans, cette hausse reste cependant maîtrisée, car la hausse des prix des services bancaires de juin 2022 à juin 2024 (+ 2,9%) est largement inférieure à l'inflation sur la même période (+ 6,8%)», tempère l'étude. « Et sur une plus longue période, de juin 2014 à juin 2024, la hausse des prix des services bancaires est également inférieure à l'inflation », complète-t-elle
Frais de tenue de compte (+5,81%), fourniture d'une carte de débit internationale (de +3,24% à 3,29%), virement occasionnel en agence (+5,04%) ... Dans le détail, ce sont sept produits qui ont augmenté à la faveur des grilles tarifaires 2024 des banques, sur les 14 scrutées à la loupe par l'Observatoire des tarifs bancaires (OTB), qui dépend du CCSF.
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Les membres de l'OTB ont, par ailleurs, noté une forte baisse des tarifs de l'offre spécifique à destination des populations en situation de fragilité financière (OCF) ainsi que des frais d'incidents appliqués aux clients détenteurs de cette offre. Au 5 avril 2024, sur les 99 établissements proposant une offre spécifique à destination des clients identifiés en situation de fragilité financière, 97 affichent un prix de 1 euro ou moins par mois (dont 8 pratiquent la gratuité).
Les frais d'incidents ont également été très fortement réduits, et même totalement supprimés dans 56 établissements pour les clients détenteurs de l'OCF.
Concernant les tarifs bancaires d'Outre-mer, l'OTB note une réduction des écarts tarifaires dans les territoires de la zone euro ainsi que des territoires du Pacifique avec ceux de l'Hexagone en raison de hausses des tarifs bancaires supérieures dans l'Hexagone.
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Néanmoins, s'il compare un certain nombre de tarifs d'une année sur l'autre, l'OTB ne fait pas l'addition. Il ne donne donc pas le coût moyen total des frais bancaires pour les consommateurs français. L'association CLCV se prête en revanche à l'exercice tous les ans en janvier. Selon elle, les tarifs bancaires au total sont en hausse de 2,5% à 3% cette année.
Ce sont les « petits consommateurs », disposant d'un ensemble de services de base (frais de tenue de compte, carte à débit immédiat...) et les consommateurs dits moyens (deux titulaires avec chacun une carte disposant d'une assurance perte et vol, un chèque de banque tous les 10 ans...) qui subissent la plus forte inflation, de respectivement 2,97% et 3%. Leurs frais bancaires annuels, appliqués pour la plupart depuis le 1er janvier, passent cette année à 66,23 euros pour le premier profil et à 147,80 euros pour le second.
Le comparateur Panorabanques a, de son côté, constaté une hausse des frais bancaires de 2,1% cette année, la plus forte depuis 2017 selon leurs données. Le coût moyen s'élèverait à 225,20 euros. La différence avec les montants de CLCV s'explique notamment par la prise en compte des frais d'incident, qui représentent selon le comparateur environ un tiers des frais bancaires totaux.
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En France l'usage du virement instantané, qui permet aux bénéficiaires de recevoir en moins de 10 secondes l'argent viré, a augmenté de 84% en 2023, représentant désormais plus de 6% des virements, a indiqué mardi la Banque de France. De nombreuses banques en France facturent ce service de virement instantané, contrairement aux virements classiques généralement gratuits et dont les délais de réception sont bien plus longs: entre un et trois jours. Mais dès l'an prochain, elles auront obligation de proposer le virement instantané au même tarif qu'un virement classique. Un règlement européen avait été adopté en février en ce sens.
(Avec AFP)
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