Néobanques : Boursorama et Nickel, à la poursuite de la taille critique
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Aussi dissemblables que possible, ces deux "néobanques" devraient rassembler a minima plus de 8 millions de clients d'ici 2024.
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Aussi dissemblables que possible, ces deux "néobanques" devraient rassembler a minima plus de 8 millions de clients d'ici 2024.
DR
... t annonce avoir franchi le seuil des 2,5 millions de clients pour un objectif de 4 millions de comptes à l’horizon 2024. Destins croisés de deux néobanques emblématiques du paysage français.
Dans l'histoire déjà longue des « néobanques », deux acteurs français se distinguent sur un marché toujours aussi dynamique mais également toujours en quête d'un modèle économique viable à long terme : Boursorama et Nickel. Pourtant rien ne semble plus opposer ces deux challengers, tant sur leur modèle d'affaires que sur leur histoire. Ils ont toutefois en commun de développer une stratégie mass market qui commence à porter ses fruits avec le soutien sans faille de leur maison mère respective, Société Générale et BNP Paribas. Ce fait, à lui seul, mérite d'être souligné.
Lors d'un colloque sur les néobanques, récemment organisé par le cabinet de conseil Syrtals Cards, Jérémie Rosselli, patron de la banque digitale allemande N26 en France (aux très fortes ambitions de conquête), s'étonnait ainsi « de ne pas voir les acteurs traditionnels français vraiment pousser sur le marché (des néobanques, ndlr), à l'exception de Société Générale et de BNP Paribas, alors même que ce marché représente un potentiel énorme ».
De fait, Crédit Agricole mène une réflexion sur l'avenir de sa filiale Bforbank, Crédit Mutuel Arkéa concentre les efforts de Fortuneo sur la clientèle patrimoniale en France et en Belgique et Crédit Mutuel Alliance Fédérale ne semble pas avoir de stratégie très claire pour Monabanq, qui ne fait d'ailleurs guère parler d'elle.
À lire également
Quant au groupe BPCE, il a abandonné toute ambition dans ce domaine, depuis l'échec (retentissant) de Fidor, une néobanque allemande rachetée à prix d'or en 2016. Chacun surveille néanmoins les efforts de Ma French Bank, lancée par La Banque Postale, pour se faire une place au soleil, avec un objectif d'un million de clients d'ici 2024. Ce qui est finalement assez modeste, compte tenu de la force de frappe du groupe postal.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.
