La dernière-née des néobanques lance une nouvelle offre pour accélérer son acquisition de clients. Elle vise toujours un million de clients d’ici 2025, et en deux ans d’existence, en a déjà conquis 400.000. Ces chiffres conformes au plan de marché de la filiale digitale de La Banque Postale. Mais elle lui reste du chemin à parcourir pour coller au peloton de tête des néobanques.Les nouveaux acteurs bancaires, néobanques et fintech, sont toutes engagées dans une course à la taille pour engranger un maximum de clients en un minimum de temps et s'assurer ainsi une place dans le paysage bancaire. « Le nerf de la guerre, c'est l'acquisition de clients, c'est cela qui créé de la valeur », résume Philippe Heim, président du directoire de La Banque Postale, dont la filiale digitale, Ma French Bank, vient de fêter son deuxième anniversaire.
Et à ce jeu, la plus jeune des néobanques ne se débrouille pas trop mal : elle s'inscrit sur un rythme d'acquisition de 18.000 clients pars mois et atteint déjà son objectif de fin d'année, soit 400.000 clients. Un gros tiers (38%) sont des clients jeunes (18-35 ans) pour un usage récurrent du compte, un autre tiers des adultes multi-bancarisés et enfin, un petit tiers, une clientèle plutôt modeste, sinon fragile, dont Ma French Bank est souvent l'unique compte bancaire. La banque vise toujours plus d'un million de clients d'ici 2025, comme d'ailleurs la rentabilité. « Nous sommes en ligne avec notre plan de marche », se félicite Alice Holzman, directrice générale de Ma French Bank.
Il reste pourtant du chemin à parcourir pour pérenniser l'aventure. L'idée est bien de figurer dans les prochaines années dans le peloton de tête alors qu'une trentaine de nouveaux acteurs tentent de se faire actuellement une place sur le marché hyper compétitif des particuliers et des professionnels.
Quête de rentabilité
Pour l'instant, Boursorama (Société Générale), la plus ancienne des néo-banques, fait la course en tête avec 3 millions de clients (60.000 nouveaux clients par mois), et serait même, selon Les Echos, intéressé à reprendre le portefeuille de clients français d'ING Direct (également un pionnier de la banque en ligne), suivi par N26 avec plus de 2 millions de clients en France en juin dernier (environ 60.000 nouveaux clients par mois) ou d'Orange Bank (1,1 million de clients en France, dont près de la moitié uniquement via une assurance pour mobile), un peu à la traîne en termes d'acquisition et toujours à la recherche d'un partenaire.