La banque publique de financements, a accordé l'an dernier un montant record de 20,5 milliards d’euros de crédits aux entreprises, dont la moitié à moyen et long terme. Elle a été également la cheville ouvrière du dispositif des prêts garantis par l’Etat, distribués par les banques, dont l’encours s’élève à 111 milliards à la fin décembre 2020.
Rarement un établissement public aura démontré son utilité pour appuyer l'action gouvernemental pendant une crise. Le groupe Bpifrance a été sur tous les fronts pour tenter d'amortir le choc de la crise sanitaire sur le bilan des entreprises, petites ou grandes. En 2020, ses activités de financement atteignent ainsi le montant record de 20,5 milliards d'euros, en hausse de 10%, une croissance largement alimentée par une palette de dispositifs mis en place par l'établissement public, juste avant ou pendant la crise.
Des entreprises équipées pour l'avenir
Citons notamment le prêt Atout, lancé le jour même du premier confinement, (2,4 milliards d'euros) pour les PME, le prêt Rebond, dont la garantie est financée par les Régions (800 millions), prêts tourisme (274 millions) ou bien le PGE « maison » (800 millions). Sur ces crédits, la moitié sont des crédits de long terme, de plus de six ans. «Les entreprises sont équipées pour l'avenir », se félicite Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifinances.
Le soutien aux entreprises innovantes n'a pas faibli malgré la crise, avec des financements qui ont doublé à 3 milliards d'euros, notamment dans le cadre d'appels à projet dans des secteurs particulièrement, comme l'aéronautique et l'automobile, pour un montant de 500 millions d'euros.
Enfin, la banque publique a été la cheville ouvrière de la mise en place du fameux Prêt garanti par l'Etat (PGE) auprès de 650.000 entreprises pour un montant, à la fin décembre de 111 milliards d'euros. Le lancement de ce PGE a d'ailleurs pesé sur l'activité traditionnelle de Bpifrance, la garantie de prêts bancaire, qui est tombé à 6,2 milliards contre 8,5 milliards un an plus tôt.
C'est donc un travail « considérable » qui attend les équipes de Bpifrance pour gérer pendant six ou huit ans ce stock de garanties. La France est en effet en train de négocier avec Bruxelles une prolongation de la durée maximum d'un PGE de six à huit ans, sans compter l'année supplémentaire de différé. Difficile d'estimer encore le nombre d'entreprises qui vont saisir ce nouveau différé. « Environ 40 % des entreprises sondés souhaitent conserver leur PGE », avance, prudemment Nicolas Dufourcq.
Newsletter
Industrie et service
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.