Jusqu'à 7% des PGE pourraient ne pas être remboursés

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Plus de 130 milliards d'euros de prêts garantis ont été accordés depuis le début de la crise à quelque 660.000 entreprises
Plus de 130 milliards d'euros de prêts garantis ont été accordés depuis le début de la crise à quelque 660.000 entreprises (Crédits : DR)
Dans une étude réalisée en novembre, la Banque de France et Bpifrance montrent qu'une partie des 130 milliards d'euros de prêts garantis accordés depuis le début de la pandémie pourrait ne pas être remboursée. Pourtant, 65% de ces prêts n'ont pas été décaissés.

Entre 4% et 7% des prêts garantis par l'Etat (PGE) accordés aux entreprises risquent ne pas être remboursés, a indiqué mercredi le directeur général de la banque publique d'investissement Bpifrance Nicolas Dufourcq.

S'appuyant sur une étude réalisée en novembre d'un côté par la Banque de France et de l'autre par Bpifrance, M. Dufourcq a déclaré devant la commission des finances de l'Assemblée nationale que « la sinistralité anticipée - on parle bien de la perte finale - serait comprise entre 4% et 7% ».

Lire aussi : La durée de remboursement des PGE s'allonge avec le 2ème confinement

Un taux de défaut plus élevé chez les TPE

Le président de la Fédération bancaire française Philippe Brassac a de son côté estimé lundi qu'entre 5% et 10% des entreprises ayant souscrit un PGE pourraient ne pas être en mesure de le rembourser.

Pour sa part, le président du réseau de soutien aux créateurs d'entreprises Initiative France, Guillaume Pepy, a déclaré mardi en citant des sources anonymes, notamment du monde bancaire, que 70% des PGE accordés aux très petites entreprises (TPE) pourraient faire défaut.

Plus de 130 milliards d'euros de prêts garantis ont été accordés depuis le début de la crise à quelque 660.000 entreprises. Environ neuf entreprises sur dix qui ont souscrit un PGE sont des TPE.

65% des prêts n'ont pas été décaissés

Pourtant, ce prêt garanti par l'État, destiné à renflouer la trésorerie des entreprises pour leur permettre de surmonter la crise provoquée par l'épidémie de Covid-19, « n'est pas décaissé pour 65% des entrepreneurs qui l'ont pris », comme le souligne M. Dufourcq.

Leur rythme de distribution s'est ralenti, avec un volume oscillant entre 70 et 200 millions d'euros par semaine, a encore indiqué M. Dufourcq, en précisant que le PGE tourisme n'a pas rencontré le succès escompté.

Les fonds propres mis à mal par le PGE

Les PGE, en renflouant la trésorerie des entreprises, ont par ailleurs rendu « plus difficile à mettre en œuvre » un programme de renforcement des fonds propres des entreprises par lequel Bpifrance projetait d'investir dans 100 entreprises par mois durant un an.

« Le PGE a connu un succès tellement important, et par ailleurs nos propres crédits ont connu un tel succès que les entreprises sont un peu gorgées de liquidités. Et quand elles sont gorgées de crédit, l'appétence des chefs d'entreprise à se faire diluer par des entrées au capital est plus faible », a-t-il constaté.

La part des entreprises qui ressentent un « besoin critique » de renforcer leurs fonds propres reste stable à 10% et n'a pas augmenté avec la crise, a encore indiqué M. Dufourcq.

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Commentaires
a écrit le 21/01/2021 à 21:56 :
qu'est ce qu'il faut pas lire comme andouilleries... ils nous prennent vraiment pour des jambons...
nous n'avons jamais eu de pge, le médiateur a refusé de nous aider, les pseudos fonctionnaires au dessus aussi, et bien sur nous ne sommes pas gorgés de trésorerie
c fou cette désinformation
bien sur, aucune donnée source vérifiable, aucun document, juste a croire leurs belles déclarations tellement deconnectées de la réalité terrain des vrais entrepreneurs...
a écrit le 21/01/2021 à 8:34 :
euh si ca ne coute que 10 milliards, c'est un miracle
il faudra bien ouvrir les placards et voir les vrais couts!
vu l'ampleur de la crise, je pense qu'il s'agit de chiffres publies par l'administration statistique chinoise....
a écrit le 20/01/2021 à 20:04 :
Comme prévu on nous bassine pour annuler les dettes des entreprises mais pas celle des ménages... le tout sur le dos des dépôts des épargnants à taux zéro.

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