Wall Street : le rebond fait long feu

L'indice vedette américaine S&P 500 connaît des variations en séance d'ampleur inégalée depuis les années 70.
Brendan McDermid

L'indice vedette américaine S&P 500 connaît des variations en séance d'ampleur inégalée depuis les années 70.
Brendan McDermid
Le timide rebond des actions américaines s'est vite transformé en rechute des indices alors que les surtaxes douanières de Donald Trump sont entrées en vigueur ce mercredi. Imposées à 60 pays, elles atteignent 104 % pour la Chine.
La veille, l'indice S&P 500 a ainsi clôturé en baisse de 1,57 % et le Nasdaq de 2,15 %. Sur la séance, l'indice S&P500 s'est violemment retourné après avoir débuté en forte hausse de 4 % pour terminer finalement dans le rouge. L'indice de volatilité VIX est également reparti à la hausse pour atteindre de nouveaux sommets à plus de 52.
Les investisseurs semblent même abandonner les bons du Trésor américain, ce dernier étant pourtant perçu auparavant comme l'actif le plus sûr. Face à ses anticipations d'effondrement de la demande étrangère, le rendement du Trésor à 10 ans a, en effet, brutalement augmenté de près de 40 points de base en deux jours pour frôler 4,5 %. C'est un mouvement d'une ampleur inédite pour une dette souveraine de la qualité de celle des États-Unis. Et une traduction d'une perte de confiance dans la signature de la première économie du monde.
Ce sont bien les déclarations de la Maison-Blanche sur l'application de tarifs douaniers de 104 % à la Chine dans une nouvelle escalade de la guerre commerciale qui ont tué dans l'œuf la reprise des marchés après une folle spirale baissière. En cinq jours, le S&P 500 a ainsi perdu plus de 11 % sans provoquer la moindre réaction du président Donald Trump alors que des dissensions commencent à se manifester dans le camp républicain sur la pertinence de cette stratégie commerciale qui met les États-Unis au ban des nations.
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Les marchés continuent de fluctuer au gré des annonces des tarifs douaniers et des promesses de négociations avec chacun des 60 pays particulièrement visés par les États-Unis, comme l'annonce de l'ouverture de négociations avec la Corée du Sud. Mais depuis le « jour de la libération » du 2 avril dernier, rien de véritablement concret n'est encore apparu.
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