Barclays pousse son directeur général vers la sortie

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Antony Jenkins avait pris la tête de l'établissement britannique le 30 août 2012, en remplacement de Bob Diamond, impliqué dans le scandale de la manipulation des taux de change.
Antony Jenkins avait pris la tête de l'établissement britannique le 30 août 2012, en remplacement de Bob Diamond, impliqué dans le scandale de la manipulation des taux de change. (Crédits : Reuters Toby Melville)
Antony Jenkins, directeur général de la Barclays depuis août 2012, a annoncé ce mercredi 8 juillet sa démission, trois ans après avoir été nommé à ce poste.

L'établissement bancaire britannique Barclays a annoncé mercredi 8 juillet la démission surprise de son directeur général, Antony Jenkins. Une décision exigée par le conseil d'administration de la banque qui explique avoir besoin d'un "nouvel éventail de compétences", et précise que "cet événement n'indique aucune évolution majeure dans la stratégie".

Après 30 années passées chez Barclays, Antony Jenkins était arrivé à la direction de la banque en août 2012, au moment où le scandale du Libor avait poussé vers la sortie son prédécesseur, Bob Diamond, directement mis en cause.

Dans l'attente de la nomination d'un nouveau directeur général, John McFarlane, le président de la banque a été nommé président exécutif et assurera l'intérim de la direction exécutive

Une affaire de délinquance financière à l'échelle mondiale

Pour rappel, le scandale du Libor a éclaté en juin 2012 avec la révélation de tentatives de manipulation des taux interbancaires Libor et Euribor. Ces taux définissent le prix auquel les banques se prêtent de l'argent chaque jour, mais aussi directement ceux des crédits aux ménages et aux entreprises. Barclays avait reconnu avoir "tenté de manipuler" entre 2005 et 2009 le Libor et l'Euribor.

Cette fraude massive a également concerné d'autres établissements bancaires à l'instar de UBS, Royal Bank of Scotland (RBS), Icap et Rabobank ont ainsi écopé de sanctions.

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Commentaires
a écrit le 08/07/2015 à 12:44 :
Les banques britanniques étaient alimentées par les paradis fiscaux, c'est aussi la raison pour laquelle cette région n'est pas dans l'euro, pour favoriser cette liaison. Mais désormais il devient difficile de produire des actifs tangibles et probants, l'essentiel de la croissance. Les taux bas ne permettent plus de payer des couvertures d'intermédiaires. Le conseil de l'évasion fiscale rentable devient délicat. Des bourses et des activités fleurissent partout dans le monde dans passer comme une obligation par le hub financier anglais. Au surplus la capacité pétrolière du pays s'éteindra dans 6 ans, source indéniable et ancienne de sécurité d'autant que la montée des prix était orchestrée par les anglais eux mêmes. Les banques sont alors à la peine et trafiquent comme elles peuvent. Comment encore faire confiance aux anglais lorsque les plus grandes banques et les plus grands assureurs du monde sont français ? Il est temps de faire un beaucoup plus grand ménage.

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