Crédit Mutuel Arkéa : la manif de soutien reportée au 17 mai

Crédit Mutuel Bretagne Arkéa
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[Article mis à jour le 5/04 à 19h30 avec la nouvelle date de rassemblement et le vote des caisses du Massif central]
La grève à la SNCF a peut-être permis d'apaiser momentanément les tensions au sein du Crédit Mutuel Arkéa, le groupe bancaire breton dont la direction souhaite engager la séparation de l'ensemble Crédit Mutuel. Un collectif de salariés, baptisé Indépendance pour Arkéa, avait organisé une manifestation à Paris ce jeudi 5 avril. Des critiques s'étaient élevées chez d'autres salariés et des syndicats contre une manifestation derrière laquelle semblait se trouver la direction du groupe : la DRH avait assuré que "le temps passé à la manifestation constitue du temps de travail effectif" et que les repas seraient "pris en charge" par l'entreprise.
Le week-end dernier, ce collectif a décidé d'annuler la manifestation, ce dont les salariés ont été informés par mail.
Et d'ajouter :
Le collectif assure que ce n'est "que partie remise" : une nouvelle date a été arrêtée ce jeudi, ce sera le 17 mai. Ce projet de manifestation à Paris a suscité une certaine incompréhension : pourquoi Paris et Bercy en particulier ?
Jusqu'ici le gouvernement, le Trésor et la Banque de France (ACPR) ont exprimé leur opposition à une scission et à la création d'un nouveau groupe bancaire mutualiste indépendant, abandonnant l'ombrelle juridique et prudentielle du Crédit Mutuel, ainsi que la marque.
Interrogée à l'Assemblée nationale par la députée (Nouvelle gauche) Valérie Rabault, la secrétaire d'Etat Delphine Gény-Stephann a répété mardi que le gouvernement "n'a pas vocation à arbitrer ce conflit, qui relève d'une divergence de vues stratégique et commerciale". La députée en a conclu que, le gouvernement ne voulant pas modifier la loi régissant le régime mutualiste, "les sociétaires d'Arkéa perdront ce statut, puisque le nouvel établissement ne pourra pas bénéficier des spécificités du statut d'établissement mutualiste." Ce qui poserait un vrai problème.
Une délégation d'élus a été reçue ce jeudi au ministère du Travail et devait l'être également à Bercy.
Si la pétition en ligne "Avis de tempête sur Arkéa" a recueilli près de 40.000 signatures et le soutien de nombreuses personnalités de l'écosystème du numérique et de l'économie bretonne, le projet de scission continue de diviser en interne. L'organisation de la manifestation a suscité la polémique, révélatrice de cette fracture au sein des employés pro et anti.
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Le groupe Arkéa dément :
C'est dans ce climat guère serein que se déroule la consultation des caisses locales du Crédit Mutuel Arkéa sur le principe de l'indépendance, qui a commencé le 23 mars dernier. Les 30 caisses du Crédit Mutuel du Massif central ne devaient pas participer, sur décision du président de la fédération qui souhaite rallier le groupe CM11-CIC (le plus puissant groupe régional de l'ensemble mutualiste). Cependant, ce jeudi, quatre caisses du Massif central ont organisé un vote "libre et démocratique", bravant les menaces de sanction pour non respect de la "discipline fédérale" brandies par Pascal Durand, le directeur général de la Confédération nationale du Crédit Mutuel.
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Les 221 caisses de Bretagne et les 80 caisses du Sud-Ouest vont toutes voter d'ici à la mi-avril : les premiers résultats de ce vote "de pure orientation" seraient (sans surprise) en faveur de l'indépendance. Il s'agira ensuite d'organiser la séparation : un autre vote, sur un schéma juridique précis sera organisé à la rentrée de septembre.
Selon le dossier d'une centaine de pages adressé aux caisses locales, que nous avons pu consulter, Arkéa envisage "une mise en œuvre effective cible au 1er janvier 2020."
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