• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises & FinanceBanques / Finance

Crédit Mutuel Arkéa : la séparation, casse-tête juridique

Photo de Delphine Cuny

Delphine Cuny

Publié le 29 mai 2018 à 08:20 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:55

justice femmes

justice femmes

iStock

Le Quotidien Numérique

08 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le Burkina Faso mobilise plus de 457 millions d'euros pour moderniser ses infrastructures routières

  • 2

    Taxe de séjour : la faille juridique qu'Airbnb espère faire sauter dans toute la France

  • 3

    Charles Emond (Caisse de dépôt et placement du Québec) : « Nous devons absolument nous tourner vers l’Europe »

  • 4

    Chômage, salaires, emploi : les sombres prévisions 2026 de l'OCDE pour la France

  • 5

    Robotique : la contre-offensive française pour sortir de la course aux milliards de données

  • 6

    Pompes à chaleur, radiateurs, véhicules électriques… Près de deux Français sur trois voient l'électrification d'un bon œil

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Comment créer un nouveau groupe bancaire mutualiste, sans passer par la loi, que le gouvernement ne veut pas modifier ? La scission souhaitée par Crédit Mutuel Arkéa, inédite, soulève des questions de supervision prudentielle, d'organisation de la solidarité financière et de gouvernance. Analyse.
« J'me présente, je m'appelle Arkéa. J'voudrais bien être libre de mes choix, de mes choix. Sortir du Crédit Mutuel, Qui cherche à me mettre sous tutelle. Oui, mais pour ça, il me faut un statut officiel.»

C'est en détournant une chanson bien connue de Daniel Balavoine que plusieurs milliers de salariés du groupe brestois ont réclamé jeudi 17 mai à Bercy, sous les fenêtres du ministre de l'Économie et des Finances, « [son] aide pour divorcer ». Crédit Mutuel Arkéa se trouve en effet face à un casse-tête juridique : il veut créer « un groupe bancaire coopératif et mutualiste indépendant, entièrement distinct du reste du Crédit Mutuel », mais le gouvernement s'oppose fermement à toute modification législative. Or le statut des groupes mutualistes est régi par le Code monétaire et financier qu'il faudrait amender pour agréer un nouveau groupe bancaire.

« Sans loi, le groupe ne pourra pas être mutualiste », martèle le camp adverse, la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM), l'organe central, qui défend l'unité et refuse d'accorder le divorce.

La piste de la « société coopérative de banques »

Arkéa assure préférer ne pas dépendre d'un projet de loi qui l'aurait « soumis aux aléas inhérents au calendrier et à la procédure parlementaires ». Selon nos informations, le groupe s'est adjoint les services d'un des meilleurs cabinets d'avocats en droit bancaire, Allen & Overy. Il a commencé à présenter début mai « un schéma d'organisation respectant les mécanismes coopératifs et mutualistes » à ses superviseurs, la Banque centrale européenne (BCE) et l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR, adossée à la Banque de France). « De premières réflexions [qui] appellent de nombreuses questions », ont jugé les régulateurs, sur les conséquences juridiques, prudentielles, opérationnelles et financières de cette scission totalement inédite. « Une opération complexe », a estimé  ce lundi le gouverneur de la Banque de France et président de l'ACPR, François Villeroy de Galhau.

Entre autres questions soulevées : qu'adviendra-t-il des parts sociales des 1,5 million de clients sociétaires ? Quelle entité disposerait d'un agrément bancaire et serait supervisée par la BCE et l'ACPR ? Quels mécanismes de solidarité financière seraient mis en place pour protéger les dépôts et les épargnants ? « Il n'y a pas non plus 36.000 solutions ! », relève un expert.

«Il y a la piste de la société coopérative de banques, qui existe dans la loi française», confie Yasuko Nakamura, analyste senior à l'agence de notation Moody's. «Mais il faudrait alors soit que chaque caisse locale obtienne un agrément, ce qui paraît compliqué techniquement vu le nombre de caisses[331, Ndlr],soit transférer tous les actifs à une banque unique», relève-t-elle.

« C'est le modèle de Rabobank : la banque néerlandaise est passée d'une trentaine d'entités agréées à un agrément unique à l'entité faîtière », précise Alain Laurin, directeur associé chez Moody's France.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service
«Ce serait symboliquement un changement majeur. La structure du groupe serait totalement différente, les caisses locales continueraient leurs activités, mais au lieu d'être affiliées à Arkéa, elles deviendraient des entités sans personnalité juridique, des succursales par exemple. Or culturellement, les caisses locales se considèrent et sont gérées comme des entreprises, avec leur propre bilan et compte de résultat. Cette solution ne paraît pas compatible avec l'ADN du groupe. Il faudrait trouver un habillage juridique qui maintienne la gouvernance mutualiste.»

Le travail au quotidien des caisses ne changerait pas radicalement, mais Arkéa mettrait en oeuvre la centralisation qu'elle dénonce aujourd'hui haut et fort.

La solution ressemble à celle évoquée par Christian Noyer, l'ex-gouverneur de la Banque de France missionné par les pouvoirs publics, dans les conclusions de son rapport en janvier dernier.

Il écrivait que « les solutions non législatives mériteraient d'être privilégiées », considérant « la formule de l'agrément d'un seul établissement de crédit, avec transfert d'actifs des caisses locales » comme « la plus réaliste ». Dans nos colonnes, le président d'Arkéa, Jean-Pierre Denis, avait insisté le mois dernier :

«Il n'est pas question de changer [...] de mode de détention du capital, selon le principe de la pyramide inversée»[le capital est détenu par les caisses locales, Ndlr],ni de mode de gouvernance, selon le principe "une personne = une voix" ».

Un réseau de soutien contractuel ?

D'autres pistes existent. Après y avoir travaillé de longs mois, « sur les conseils de la BCE », selon une source proche du dossier, Arkéa a écarté la création de son propre organe central, équivalent de la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM). Cette notion d'organe central est d'ailleurs française et n'apparaît pas dans la réglementation européenne. La grande majorité des caisses d'épargne et banques coopératives de la zone euro fonctionnent tout autrement, comme des réseaux de coopération et de soutien mutuel, selon le modèle du « système de protection institutionnel » (IPS, pour Institutional Protection Scheme), très répandu en Allemagne (les Sparkassen) et en Autriche (Erste Group, Raiffeisen RZB). Ce type d'organisation est défini par le Règlement européen sur les exigences en fonds propres (CRR, article 113, paragraphe 7) comme « un arrangement de responsabilité contractuelle ou prévu par la loi, qui protège les établissements qui le composent, et en particulier, garantit leur liquidité et leur solvabilité pour éviter la faillite, le cas échéant ». Arkéa pourrait construire un groupe selon ce schéma d'organisation à dimension contractuelle.

«Est-ce possible dans le cadre de la loi française ?», s'interroge un observateur.

La bonne volonté des autorités sera déterminante dans l'issue de ce conflit.

Une autre voie a été brandie comme une menace par les dirigeants d'Arkéa, qui ont fait voter en assemblée générale le 16 mai un mandat leur permettant de décider « en cas d'agression constatée, de se désaffilier unilatéralement de la CNCM. Ce droit de sortie se traduirait par l'exercice du droit de retrait dont dispose tout adhérent à une association de la loi de 1901 que constitue la CNCM. »

Stupéfaction à la Confédération et à Bercy. Certes, la CNCM a effectivement le statut d'association, elle cherchait même à se transformer en société coopérative, un changement voté en assemblée extraordinaire en 2015, mais retoqué par la justice. Cette « désaffiliation unilatérale soulèverait de fortes incertitudes », ont mis en garde les superviseurs. À Bercy, on juge qu'elle serait sans portée juridique.

À lire également

  • Arkéa : « la Confédération du Crédit Mutuel a une attitude de mauvais perdant »
  • Arkéa prêt à la « désaffiliation unilatérale » du Crédit Mutuel, la BCE et l'ACPR réservées
  • Crédit Mutuel Arkéa : un vote massif pour l’indépendance et des questions
  • Crédit Mutuel : l'Etat contre une scission d'Arkéa

Sur le plan opérationnel, en revanche, la séparation poserait assez peu de difficultés, si ce n'est le changement de marque, qui pourrait avoir un coût élevé (signalétique des agences, supports de communication aux clients, etc.).

«L'informatique - le coeur du réacteur pour une banque - est un sujet très important. Arkéa a son propre système d'information : techniquement, le groupe Arkéa peut continuer à fonctionner indépendamment du groupe Crédit Mutuel», analyse Alain Laurin, de Moody's.«C'est l'une des particularités du Crédit Mutuel par rapport aux autres groupes mutualistes français, ainsi que l'absence de stratégie commune, sur le plan commercial et en termes d'investissement. Si Arkéa veut investir, il peut en décider seul, quel que soit le domaine ou le montant, ce qui n'est pas possible dans les mêmes termes dans les autres groupes mutualistes», relève-t-il.

Delphine Cuny

Sur le même sujet

Olivier Tainturier est chargé de mener à bien les 150 projets industriels inscrits dans la méthode "Notre-Dame".

Stratégie « Notre-Dame » : un coordinateur nommé pour accélérer la construction de 150 usines stratégiques en France

Afin de mettre en œuvre la stratégie « Notre-Dame », qui consiste à accélérer fortement l’implantation de 150 usines stratégiques en France, le ministre de l’Industrie sera désormais épaulé par une personnalité qu’il connaît bien. L’ancien sous-préfet de Chalon-sur-Saône Olivier Tainturier va ainsi être nommé coordinateur de cette stratégie, selon des informations de La Tribune.

Premium
Politique industrielle
Pascal Portelli est président d’Ignes depuis 2025.

Pascal Portelli (Ignes) : pour électrifier le territoire, « il ne suffira pas de prononcer des discours depuis Paris »

Alors que la ministre de l’Énergie, Maud Bregeon, s’apprête à réunir « l’équipe de France de l’électrification », le président de l’alliance des industriels des solutions électriques et numériques du bâtiment (Ignes), Pascal Portelli, sort de son silence et dévoile, à La Tribune, l’ancrage territorial de ses adhérents. Au-delà des annonces, la filière réclame des critères de souveraineté et un soutien accru aux équipements produits localement.

Premium
Energie
Pour les véhicules électriques, "l’électrification convainc davantage que quand elle est vécue que lorsqu’elle est seulement décrite".

Pompes à chaleur, radiateurs, véhicules électriques… Près de deux Français sur trois voient l'électrification d'un bon œil

La Tribune révèle un sondage de l’Ifop sur l’électrification des usages, « perceptions, équipements et acceptabilité » commandé par la Fédération des industries électriques, électroniques et de communication (Fieec). La ministre de l’Énergie, Maud Bregeon, reçoit, ce mardi, « l’équipe de France de l’électrification ».

Premium
Energie
Nouveauté : l'exigence d'inclure au moins une solution de pompes à chaleur air-eau réversible, capables aussi bien de chauffer les logements en hiver que de les rafraîchir en été.

Après les voitures, l’État décline le « leasing social » aux pompes à chaleur

Pour massifier le remplacement des chaudières au gaz par des pompes à chaleur (PAC) auprès des ménages modestes, le gouvernement dévoilera mardi 7 juillet le cadre technique de son « leasing » social. L’objectif : une offre « tout-en-un » mensualisée, disponible dès le mois d’octobre. Mais le calendrier paraît serré, et les artisans émettent des réserves.

Premium
Energie
Mathieu Levieille, directeur général chez Combat Holding.

Sauvetage de Fibre Excellence : l'audience de la dernière chance fixée le 27 juillet

Le tribunal de commerce de Toulouse a donné trois semaines pour finaliser l'offre de reprise de Fibre Excellence, conduite par Matthieu Pigasse. Les repreneurs attendent des garanties de l'Etat pour éviter la liquidation judiciaire.

Premium
Politique industrielle
Le nouveau siège de Cap Ingelec, à Mérignac, près de Bordeaux.

Industrie : comment Cap Ingelec se prépare à l'arrivée massive de centres de données

Spécialiste de la conception et construction de grands projets industriels, Cap Ingelec vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel en 2030. Les centres de données doivent peser la moitié de cette croissance effrénée.

Politique industrielle
Jérôme Garnache-Creuillot, le PDG d’Europlasma

Europlasma : « C’est l’État qui nous a demandé de reprendre des sociétés en mauvaise santé »

Après la mise en redressement judiciaire de sa filiale Fonderies de Bretagne, Jérôme Garnache-Creuillot, le PDG de la société landaise Europlasma, réfute, dans une interview exclusive à La Tribune, les nombreuses accusations portées contre lui.

Premium
Energie et Industrie
Plusieurs membres de l'Opep souhaitent augmenter leur production pour compenser les pertes enregistrées pendant la guerre.

L’Opep + relève ses quotas avec la reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz

L’Arabie saoudite, la Russie et cinq autres membres de l’Opep + ont décidé dimanche de relever leurs quotas de production de pétrole de 188 000 barils par jour à partir du mois d’août. Une décision prise alors que la navigation s’améliore progressivement dans le détroit d’Ormuz et que les marchés anticipent un retour des barils du Golfe.

Energie