Crédit Mutuel : Nicolas Théry conforté à la présidence pour six ans

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Le président de la Confédération nationale du Crédit Mutuel, Nicolas Théry, à l'assemblée générale ce jeudi.
Le président de la Confédération nationale du Crédit Mutuel, Nicolas Théry, à l'assemblée générale ce jeudi. (Crédits : DR)
Alors que le conflit bat son plein avec l'affilié breton Arkéa, le patron du groupe bancaire CM11, qui représente 80% de l'ensemble mutualiste, a été renouvelé à la présidence de l'organe central lors de l'assemblée générale de ce jeudi 31 mai. La modification des statuts a aussi été votée.

Un plébiscite. À l'heure où la maison Crédit Mutuel se déchire du fait des velléités indépendantistes de l'affilié breton Arkéa, le président de l'organe central du groupe mutualiste, Nicolas Théry, a été reconduit pour six ans à ce poste. Lors de l'assemblée générale ordinaire de la Confédération nationale du Crédit Mutuel, les administrateurs ont voté à 97,6% en faveur du renouvellement de ce mandat qu'il exerçait depuis 2016, lorsqu'il avait remplacé Michel Lucas (il avait alors obtenu 86%). Peu de voix contre et pour cause : les représentants d'Arkéa (fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central) avaient snobé l'assemblée.

« Se félicitant des résultats remarquables du groupe et des travaux menés par la Confédération, les fédérations du Crédit Mutuel ont renouvelé leur pleine confiance dans l'organe central et son président, Nicolas Théry », affirme le groupe Crédit Mutuel dans un communiqué.

Le président de l'organe central est aussi celui de CM11, le plus puissant des groupes de l'ensemble mutualiste (80% des bénéfices à lui seul), réunissant onze des 18 fédérations régionales. Nicolas Théry a de son côté exprimé sa "vive reconnaissance" à Pascal Durand, le directeur général de la Confédération nationale, à la pointe du bras de fer avec Arkéa. « Sous sa direction, la Confédération, conformément à sa mission, a constamment défendu - et continuera de le faire sans relâche - les intérêts de l'ensemble de ses sociétaires, clients et salariés », a-t-il déclaré.

Procédure de sanction renforcée

Une autre assemblée générale, extraordinaire celle-ci, se réunit ce jeudi après-midi pour modifier certains des statuts de la Confédération. Par exemple, l'inscription du strict respect du "principe de subsidiarité", garant de l'autonomie des fédérations, "une pratique mutualiste centenaire". Mais aussi le renforcement des procédures de sanctions contre les dirigeants des fédérations, après une décision du Conseil d'État en mars ayant annulé plusieurs articles des statuts (principe d'impartialité non respecté).

Cette décision du Conseil d'État, qui avait cependant conforté le pouvoir de la Confédération de "retirer, à titre de sanction administrative, l'agrément qu'elle a délivré à [des] dirigeants", avait suspendu une procédure de sanction engagée en janvier dernier contre plusieurs dirigeants du Crédit Mutuel Arkéa, le président Jean-Pierre Denis, le directeur général, Ronan Le Moal, et la directrice générale déléguée, Anne Le Goff.

L'article sur le principe de subsidiarité a été adopté, ce dont s'est félicitée la CFDT du Crédit Mutuel, "une avancée majeure" qui renforce "l'autonomie de décision des fédérations en termes d'emplois et de décisions stratégiques", écrit le syndicat dans un communiqué.

L'article sur les modalités de la procédure de sanction également. La procédure contre Arkéa a été arrêtée et le vote n'a pas de "lien de cause à effet" sur l'engagement d'une nouvelle procédure indique une source proche.

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