Du simple au double: les prix des services bancaires varient selon l'établissement
Benoit Toussaint, AFP

Les prix des services bancaires pour un même profil de clients peuvent aller « du simple à plus du double » au niveau national.
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Les prix des services bancaires pour un même profil de clients peuvent aller « du simple à plus du double » au niveau national.
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Pour un panier de services identiques, « la facture sera bien différente d'un établissement à un autre », alerte l'association nationale de consommateurs et usagers CLCV. Les tarifs pour un même profil de clients peuvent ainsi aller « du simple à plus du double » au niveau national.
Ce constat s'appuie sur une étude des tarifs qui seront en vigueur le 1er février 2021 dans 127 banques de métropole et d'outre-mer, pour trois profils de consommateurs − petit, moyen ou gros − en fonction du nombre de services utilisés.
Le coût moyen représente par exemple 66,43 euros par an pour un petit consommateur. Le tarif de la banque la moins chère pour ce type de profil démarre à 41 euros... et grimpe jusqu'à 108 euros dans un autre établissement. Pour un consommateur moyen, la moyenne se situe à 145,39 euros et à 209,94 euros pour un gros consommateur. « Après avoir listé ses besoins, le consommateur a tout intérêt à comparer les tarifs des différentes banques tant les écarts peuvent être importants », conseille CLCV.
L'association incite aussi à comparer les offres proposées au sein d'un même établissement. On peut en effet souvent choisir entre des services bancaires payés "à la carte", de manière unitaire, et ceux regroupés dans un "package", une offre groupée à un prix forfaitaire.
Or le "package" n'est « intéressant que dans dix établissements » pour les petits consommateurs et « n'est financièrement avantageux » que dans la moitié des banques pour les consommateurs moyens et gros, relève l'étude.
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L'étude relève aussi que certains clients paieront plus cher leurs services bancaires en 2021 qu'en 2020. Les petits consommateurs devraient être les plus affectés avec une « augmentation du coût moyen de 1,06% ». Pour les autres profils de clients, le coût moyen relevé par CLCV devrait rester quasiment stable (-0,2%).
Les augmentations de tarifs sont essentiellement dues aux hausses sur les cartes à débit immédiat, sur les frais de tenue de compte ou encore sur les retraits aux distributeurs. Selon CLCV, elles concernent aussi des opérations moins courantes « dont le coût est élevé », tels que les frais de transfert de PEL (jusqu'à 155 euros) ou de succession (qui peuvent représenter jusqu'à plusieurs centaines d'euros).
Dans son édition de janvier, le magazine 60 Millions de consommateurs tance lui aussi les commissions perçues par les banques sur les frais de succession, dénonçant des « hausses vertigineuses sur la période 2012-2020 » dans certains établissements et des conditions « opaques ». Jugeant que les banques « ponctionnent trop », le magazine appelle les pouvoirs publics à réglementer ces frais.
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Interrogée par l'AFP, la Fédération bancaire française affirme pour sa part que « les frais de traitement, prélevés lors d'une succession, sont clairement affichés et détaillés dans les guides tarifaires ». Et poursuit que : « Ces frais recouvrent non seulement le traitement des avoirs du défunt mais aussi les interventions nécessaires, en fonction du degré de complexité de la succession, et ne correspondent pas à une simple fermeture de compte », soulignant que le durcissement de la réglementation ces dernières années obligeait les établissements bancaires à « d'importantes investigations ».
Benoit Toussaint, AFP
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