Euronext rachète la Bourse irlandaise pour 137 millions d'euros

 |   |  451  mots
La Bourse de Dublin représente une capitalisation boursière de 122 milliards d'euros, avec 51 entreprises cotées.
La Bourse de Dublin représente une capitalisation boursière de 122 milliards d'euros, avec 51 entreprises cotées. (Crédits : ISE)
L'opérateur des Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, annonce l'acquisition de l'Irish Stock Exchange, actuellement détenu par cinq institutions locales. Une opération qui permettra de saisir "les opportunités post-Brexit."

[Article mis à jour le 30/11 à 14h30]

Après plusieurs échecs de mariage, Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, et de celles d'Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, annonce ce mercredi soir le rachat de l'Irish Stock Exchange (ISE), la Bourse de Dublin, pour 137 millions d'euros. L'ISE est actuellement détenu par cinq institutions financières irlandaises (J&E Davy, Goodbody Stockbrokers, Investec Capital & Investments, Cantor Fitzgerald et Campbell O'Connor) qui se sont engagées à vendre leurs titres. L'opération, qui sera financée par la dette, devrait être finalisée au premier trimestre 2018.

"L'Irish Stock Exchange rejoignant Euronext représente une étape majeure dans l'expansion du modèle fédéral d'Euronext depuis son introduction en Bourse. L'ISE lui apporte ses positions de premier plan sur les marchés de dettes, des fonds d'investissement et des fonds indiciels (ETF)", souligne Stéphane Boujnah, le Pdg d'Euronext, dans le communiqué.

La Bourse de Dublin représente une capitalisation boursière de 122 milliards d'euros, avec 51 entreprises cotées, notamment le distributeur Tesco, le groupe de spiritueux Diageo, Ryan Air, le groupe agroalimentaire Kerry et Allied Irish Banks. En comparaison, les places d'Euronext représentent 3.600 milliards d'euros de capitalisation.

L'ISE, qui emploie 124 personnes, a généré un chiffre d'affaires de 29,4 millions d'euros en 2016 et un bénéfice net de 8 millions d'euros. Euronext, dont le siège est à La Défense, a réalisé 496,4 millions d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier.

Opportunités post-Brexit

Euronext précise que les synergies de coûts liées à cette opération sont évaluées à six millions d'euros avant impôts.

"En plus de renforcer le profil de revenus et les synergies de coûts, ISE est idéalement positionné pour tirer parti des opportunités de marchés dans un environnement post-Brexit" relève le patron d'Euronext.

Certaines entreprises britanniques auront peut-être besoin de se coter sur un marché européen pour attirer les investisseurs du Vieux Continent.

La directrice générale de l'ISE, Deirdre Somers, qui va rejoindre le comité exécutif d'Euronext, a commenté de son côté  :

"C'est un événement majeur dans l'histoire de 224 ans de l'ISE et un grand jour pour nos clients et nos collaborateurs. Cette opération reconnaît la valeur importante créée par ISE et la position de leader qu'il s'est construite.

En outre, nous pensons qu'Euronext constitue le partenaire idéal pour nous permettre d'atteindre nos ambitions de croissance. Euronext est extrêmement complémentaire, apportant de l'expertise de valeur, une force financière, des relations commerciales internationales, des capacités technologiques et une marque mondiale."

La nouvelle est bien accueillie en Bourse : l'action Euronext gagne 3,7% en début d'après-midi ce jeudi.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 29/11/2017 à 22:07 :
Les Bourses sont des infrastructures collectives, des outils de place, qui ne devraient appartenir qu'à la communauté des courtiers. Et ne pas gagner d'argent : ne couvrir que leurs coûts, pour mieux servir l'intérêt général. Parce qu'un marché organisé sert bien l'intérêt général avant tout.
Les avoir privatisées et cotées dans une logique pseudo-libérale n'a servi à rien, sinon créer des complications supplémentaires.
C'est tout le paradoxe de la finance : moins il y a de gens intelligents dans ce métier, et plus il est compliqué.
Pas vraiment un paradoxe, d'ailleurs : une fatalité.
a écrit le 29/11/2017 à 20:11 :
Waw, même Neymar est plus chère que la Bourse de l’Irlande

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :