Euronext à l'affût d'acquisitions significatives

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Notre ambition, c'est de déployer le bilan dont nous disposons, parce que nous n'avons pas de dette, pour réaliser des acquisitions significatives qui nous permettraient de diversifier notre base de revenus, a expliqué le patron d'Euronext, Stéphane Boujnah
"Notre ambition, c'est de déployer le bilan dont nous disposons, parce que nous n'avons pas de dette, pour réaliser des acquisitions significatives qui nous permettraient de diversifier notre base de revenus", a expliqué le patron d'Euronext, Stéphane Boujnah (Crédits : Jacky Naegelen)
L'opérateur des Bourses d'Amsterdam, de Bruxelles, de Lisbonne et de Paris pourrait mettre sur la table jusqu'à deux milliards d'euros pour une acquisition significative. Il a également fait part de son optimisme concernant le rythme des introductions en Bourse, qui devrait s'accélérer au deuxième semestre.

Le président du directoire d'Euronext a fait part dimanche de son optimisme concernant le rythme des introductions en Bourse. Selon Stéphane Boujnah, il devrait s'accélérer au deuxième semestre après une première partie d'année ralentie par les échéances électorales. L'opérateur des Bourses d'Amsterdam, de Bruxelles, de Lisbonne et de Paris a accueilli quinze entreprises pour leurs premiers pas en Bourse au premier semestre pour un montant total de fonds levés de 2,7 milliards d'euros, en baisse par rapport aux 3,2 milliards récoltés au premier semestre 2016 pour un nombre d'opérations identique.

"Les marchés sont assez optimistes et il y a un certain nombre d'opérations dans les tuyaux", a estimé Stéphane Boujnah dans une interview accordée à Reuters dans le cadre des rencontres économiques d'Aix-en-Provence. "Il y a beaucoup d'opérations qui ont été retardées", a-t-il précisé, en évoquant l'attentisme généré par les élections aux Pays-Bas et en France. "Je suis extrêmement confiant sur la deuxième partie de l'année".

Euronext s'est lancé dans une politique de réduction de ses coûts depuis sa propre introduction en Bourse en 2014. Il souhaite utiliser sa puissance de feu pour concurrencer davantage London Stock Exchange et Deutsche Börse. Les opérateurs des Bourses de Londres et de Francfort avaient prévu de fusionner mais leur projet a été bloqué par la Commission européenne, ce qui a de facto annihilé la vente de la chambre de compensation LCH Clearnet de LSE à Euronext pour 510 millions d'euros.

Une acquisition jusqu'à 2 milliards d'euros

"Notre ambition, c'est de déployer le bilan dont nous disposons, parce que nous n'avons pas de dette, pour réaliser des acquisitions significatives qui nous permettraient de diversifier notre base de revenus", a expliqué Stéphane Boujnah. "Nous pouvons, avec le cash dont nous disposons et la dette que nous pouvons lever, mobiliser des investissements entre 1 milliard et 1,5 milliard d'euros et, selon les cashflows de la cible que nous pourrions acheter et selon l'ampleur du soutien de nos actionnaires, (aller) jusqu'à deux milliards d'euros d'acquisitions", a-t-il assuré.

Euronext a déjà réalisé quelques investissements de moindre importance depuis le début de l'année. Il a annoncé en mai une prise de participation de 90% pour 153 millions de dollars (134 millions d'euros) dans FastMatch, un réseau de communication électronique, pour se développer sur le marché mondial des changes. Il a aussi investi 10 millions de dollars dans Algomi, un fournisseur de technologie sur le marché obligataire, et 3,6 millions d'euros dans Webcast, une entreprise néerlandaise spécialisée dans les liaisons vidéos internet à destination des professionnels.

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