Frais bancaires : "des milliards" sur le dos des clients en difficulté

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L'enquête du magazine 60 Millions de consommateurs et de l'Unaf parle d'un matraquage des clients en difficulté par une cascade de frais pour incidents de compte. Toutes les banques facturent le plafond légal, à l'exception de La Banque Postale.
L'enquête du magazine "60 Millions de consommateurs" et de l'Unaf parle d'un "matraquage" des clients en difficulté par une "cascade de frais" pour incidents de compte. Toutes les banques facturent le plafond légal, à l'exception de La Banque Postale. (Crédits : 60 MC et Unaf)
Selon une enquête de "60 Millions de consommateurs" et de l'Union nationale des associations familiales (Unaf), les commissions pour incidents de paiement se multiplient et rapportent 6,5 milliards d'euros par an aux banques françaises. Un meilleur encadrement des frais est nécessaire car le plafonnement légal n'empêche pas les abus.

[Article publié à 4h et mis à jour à 17h35]

A l'heure où les banques multiplient les discours sur l'inclusion, la finance durable et solidaire et leur engagement citoyen, les conclusions de l'enquête réalisée par le magazine "60 Millions de consommateurs" (dans l'édition de ce jeudi) et l'Union nationale des associations familiales (Unaf) risquent de porter un coup sévère à leur image. Le magazine édité par l'Institut national de la consommation (INC) et l'Unaf ont épluché « plusieurs centaines de relevés de compte de clients "lambda" et de clients en difficultés financières ponctuelles ou persistantes » et comparé les frais facturés par les établissements bancaires en cas d'incident de paiement : chèque sans provision, rejet de prélèvement, agios, dépassement de découvert, etc.

Une liste « impressionnante » de commissions en tout genre et « régulièrement, l'industrie bancaire en invente de nouvelles », telle que la « lettre d'avertissement pour compte débiteur non autorisé » d'un montant de 12 à 20 euros qui s'est généralisée. Si ces frais sont plafonnés depuis 2014, l'étude comparative montre que les banques facturent toutes le maximum autorisé par opération, « à l'exception notable de La Banque Postale. »

En moyenne, ces frais, qui touchent plusieurs millions de clients, coûtent au client "lambda" 34 euros par an.

« Pour les clients en difficulté, la note flambe pour atteindre 296 euros », soit huit à neuf fois plus, relève l'enquête. « La victime type n'appartient pas forcément aux populations les plus pauvres. Elle n'est pas surendettée ni forcément bénéficiaire des minima sociaux », ce sont « le plus souvent des salariés du secteur privé, fonctionnaires ou retraités. »

Un foyer en difficulté sur cinq s'est même vu prélever plus de 500 euros de frais par an. L'enquête, qui s'appuie aussi sur les cas concrets rencontrés par le réseau de l'Unaf, évoque celui d'un client de la BNP, un fonctionnaire quadragénaire tombé dans le rouge après une séparation, qui s'est fait ponctionner de plus de 3.000 euros en 2016 ! D'où l'impression d'un « matraquage » et d'un « profit facile réalisé sur le dos d'une personne fragilisée. »

Lire aussi : Moins de surendettés mais des surcoûts bancaires lourds pour les plus fragiles

Près de 5 milliards de bénéfice pour les banques

L'Unaf et "60 Millions de consommateurs" ne remettent pas en cause le principe de ces tarifications mais ces cascades de frais qui s'accumulent et « enfoncent davantage encore dans la difficulté. » Ils remarquent aussi que ces frais, censés rémunérer « la charge de travail occasionnée par ce type d'incident : ouverture du dossier, édition des lettres, traitement du rejet » selon la Fédération bancaire française (FBF), sont en réalité bien souvent automatiques, sans travail d'analyse ni action humaine, par exemple pour la commission d'intervention de 8 euros (ou frais de forçage), comme l'a confirmé une enquête du syndicat CGT Banques et assurances. Le magazine parle même d'une « machine à facturer en pilotage quasi automatique. »

Et une machine qui rapporte gros. D'après les calculs du magazine et de l'Unaf, ces frais pour incident auraient généré 6,5 milliards d'euros de revenus pour les banques et 4,9 milliards d'euros de bénéfice net en 2016. Un montant énorme au regard des 23,5 milliards d'euros de bénéfices dégagés l'an passé par les groupes bancaires français, toutes activités confondues (pas seulement celle de détail en France). Le calcul a été compliqué, en l'absence de données publiques sur le sujet : il a été réalisé à partir d'estimations de banquiers sous couvert d'anonymat, de déclarations de dirigeants lors d'auditions parlementaires au moment du projet de loi de séparation bancaire de 2013, du milliard d'euros de perte de revenu estimé lors de la mise en place du plafonnement des commissions d'interventions, a expliqué l'économiste de l'Institut national de la consommation, Stéphanie Truquin, lors de la présentation à la presse ce jeudi de l'enquête.

Interrogée ce jeudi, la Fédération bancaire française (FBF) indique ne pas comprendre la méthodologie. Elle affirme par ailleurs que les banques ont « mis en place des outils pour détecter les personnes fragiles financièrement » au regard du fonctionnement de leur compte.

« La banque propose systématiquement à son client devenir échanger et l'informe qu'il existe une offre client fragile », aux frais d'incident minorés. « Mais la banque ne peut pas les y obliger. Près de 3 millions de lettres envoyées à des clients fragiles l'année dernière, et 10% d'entre eux souscrivent l'offre », répond une porte-parole de la FBF.

Cependant, l'enquête souligne que ce n'est pas systématique et que les conseillers bancaires sont nombreux à ignorer le dispositif. Devant le faible taux de souscription de l'offre spécifique prévue pour les clients fragiles, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, qui préside l'Observatoire de l'inclusion bancaire, a fait part de sa déception, lors des Rencontres régionales et européennes du microcrédit   le 20 octobre : «  il n'est pas question que les établissements bancaires en restent là », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, si ces frais sont facilement annulés lors d'un incident ponctuel, les clients en difficulté n'ont pas la capacité de négocier, ne peuvent joindre leur conseiller ou se sentent trop mal et coupables pour demander de les faire sauter.

« Ces frais sont la face cachée de l'inclusion bancaire. Ils sont vécus comme une punition, injuste, génèrent du stress. C'est une bouée en plomb pour les personnes en difficultés » a estimé Fabien Tocqué, coordinateur économie, consommation, emploi à l'Unaf. « Les banques nous disent qu'elles ne sont pas responsables des difficultés initiales de leurs clients. Mais au titre de leur responsabilité sociale, elles ne doivent pas les aggraver. »

Mieux encadrer les frais punitifs

L'enquête cite un exemple éloquent : les frais liés à la saisie du compte par un créancier, appelés "avis à tiers détenteur", sont « facturés une centaine d'euros, et même 130 euros à la BNP, alors que la même opération ne coûte que 20 euros chez sa filiale Compte-Nickel, qui affirme que ce tarif arrive à couvrir son coût ! » On comprend mieux le succès des offres des néo-banques sans découvert possible (ni chéquier, donc pas de risque de rejet) comme Compte-Nickel (729.000 clients) ou C-zam de Carrefour (90.000 clients), qui rassurent. Le mobile et le numérique permettent désormais d'alerter immédiatement et à moindre coût les clients qui risquent le découvert mais les banques commencent tout juste à le proposer, parce que des startups de la Fintech, des néobanques le font : l'intérêt du client prime rarement celui de la banque. Or ces alertes par SMS ou email ne coûtent à la banque que 15 à 65 centimes !

« Le plafonnement des commissions d'intervention a eu des effets pervers dans certains réseaux qui ont abaissé le niveau d'autorisation de découvert », a observé Aurélien Soustre, représentant de la CGT au Comité consultatif du secteur financier. Un « tour de passe-passe » pour récupérer d'un côté les revenus perdus de l'autre.

Ce système néfaste de frais parfois absurdes et perçus comme injustes a des conséquences sur les relations entre clients et conseillers, qui pourraient expliquer en partie la montée des incivilités en agences. Coupe dans les effectifs oblige, les conseillers se voient confier un portefeuille de clients ingérable (de 1.500 à 3.000 selon Aurélien Soustre, de la CGT), qui empêche le suivi personnalisé, et les priorités sont les objectifs commerciaux, la vente de produits d'épargne, de crédit ou d'assurance, pas le conseil des clients en difficulté. Accompagner les clients dans les moments difficiles de la vie constitue clairement un axe d'amélioration de la relation bancaire, avait souligné une étude Deloitte.

Lire aussi : Banque : le digital c'est bien, la proximité c'est mieux !

Le magazine et l'Unaf alertent les pouvoirs publics qui doivent « mieux encadrer ce système de frais bancaires punitifs. » Et les appellent donc à légiférer à nouveau afin de brider la « créativité tarifaire » des banques en la matière. La présidente de l'Unaf, Marie-Andrée Blanc, déclare dans un entretien à "60 Millions de consommateurs" du mois de novembre :

« L'Unaf demande aux pouvoirs publics mieux encadrer ce système injuste qui pénalise spécifiquement ceux qui sont déjà en difficulté. Il faut aussi responsabiliser les établissements bancaires eux-mêmes pour qu'ils adaptent leurs offres et leur modèle économique à ces publics de plus en plus nombreux. Enfin, il faut prendre acte que les banques n'assurent plus la mission de conseil pour ces publics. »

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Commentaires
a écrit le 12/12/2017 à 22:26 :
quelques précisions : tout d'abord le montant mensuel total des commissions d'intervention est plafonné par la loi, il n'est pas possible de facturer 3000€ pour des interventions sur des opérations sur solde insuffisant. Egalement le cout d'un SMS pour une grande banque n'est pas de 15 cents, mais plutot de 4,5 cents. Enfin il ne faut pas oublier qu'avec des prets à taux extrêmement réduits, et de l'épargne qui n'offre pas de marge à la banque, les banques n'ont plus beaucoup de revenus pour payer leur personnel, leurs agences, leurs GABs, leur informatique etc ... la facturation de frais est nécessaire à leur survie ... sinon elles ferment les agences
a écrit le 14/11/2017 à 12:02 :
Un chèque blanc banque de france interdit bainquaire 5ans riant de grave réparable un crimes 20 ans comparaisons qui et graves ?
a écrit le 14/11/2017 à 11:58 :
LeS banque des voleurs avec la bénédiction de l état preuve macron un banquier
a écrit le 30/10/2017 à 18:25 :
Quand tout le monde payait en "liquide", il n'y avait pas ce genre d'incident.
On comprend que les banques veulent dématérialiser les paiements. Les incidents, sont leur principale ressource... et plus il y d'incidents plus elles gagnent. Au passage, moins les gens ont de l'argent, plus les salaires sont bas et plus les incidents sont nombreux... CQFD!.
a écrit le 27/10/2017 à 13:54 :
Les banques, ces gangsters à l'abri des lois. Et en plus quand elles font des c..ries on paie pour les sortit de là!
a écrit le 27/10/2017 à 13:41 :
Les banques, gangsters à l'abrit de la loi, et elles le savent.
a écrit le 27/10/2017 à 11:35 :
Il y a autre chose que je trouve scandaleux. C’est le crédit renouvelable et l’utilisation à crédit de sa carte bleu avec des taux de crédit similaires a ceux de la grande distribution. On a souvent critiqué la grande distribution qui mettait a disposition de ses client des cartes de crédit, mais aujourd’hui les banques font la même chose. En tout cas ma banque avec sa carte Izicarte mise en œuvre sans que le client ait formulé son accord
a écrit le 27/10/2017 à 10:30 :
Certaines banques ne comprennent rien. Le SAV, la gestion des débiteurs et la faiblesse des frais et commissions perçus favorisent la recommandation, le développement du business. Un déçu d'une banque va la torpiller; et, il aura raison. Alors que le client que aidé par sa banque à sortir d'une situation financière délicate moynnant une perception raisonnable de frais&commissions restera client. D'autant plus que ces clients sont une aubaine puisque rentables. Peut être que les RH des banques, les responsables métiers ont tellement le nez dans le guidon qu'ils sont incapables de visibilité à 5 ans au moins et promouvoir à fond cette posture; mais ça c'est un autre débat !
a écrit le 27/10/2017 à 9:18 :
Les banques c'est "Robin des bois à l'envers" : prendre l'argent aux pauvres pour consentir des avantages aux plus aisés le symbole même du libéralisme! Sur qu'avec un président issu du monde de la finanace chantre du libéralisme les choses vont s'améliorer! Vive la justice sociale libérale!
a écrit le 26/10/2017 à 20:08 :
De plus le chèque rejeté est aussi facturé au commerçant.
Réponse de le 27/10/2017 à 10:08 :
C'est faux ! Renseignez vous il n'est facturé que si c'est un motif différent du défaut de provision...Merci de vérifier avant d'écrire des sottises...
a écrit le 26/10/2017 à 19:32 :
les frais bancaires explosent dans ce pays et personne ne réagit au niveau de l'etat seulement en attendant c'est le client qui trinque
a écrit le 26/10/2017 à 18:08 :
Les Banquiers devraient se souvenir que" les arbres ne montent pas jusqu'au ciel". Que dans un monde fini la croissance ne peut être infinie. Ils semblent avoir oublié la fonction exponentielle... Elle leur sera fatale, risquant d'entraîner avec elle l'humanité vers un destin funeste.
Réponse de le 27/10/2017 à 7:46 :
C'est quoi la marque, elle a l'air d'être bonne. Délirant commentaire.
Réponse de le 30/10/2017 à 13:16 :
Non ce n'est pas délirant le commentaire de Valbel 89. La financiarisation excessive de notre économie participe à l'accroissement des inégalités.
a écrit le 26/10/2017 à 17:56 :
Le système bancaire dorénavant mondialisé est la plus grande escroquerie de tous les temps.
Non content d'avoir le monopole de la création d'argent, celui exclusif du financement des Etats, ils se permet en plus de "ponctionner" les plus pauvres. C'est d'ailleurs ainsi que fonctionne le capitalisme, sous couvert d'idées libérales devenues néo..ultra.
Ce système est au bout du bout, les citoyens se rendent compte qu'il est une arnaque, et c'est par eux qu'il périra.
a écrit le 26/10/2017 à 17:21 :
A Aidez la, Vous etes mal placé pour faire ce commentaire. Notre fille on l'aide tous les mois, comme on a aidé notre fils qui aujourd'hui est chercheur en Ecosse, et autrement nous aidons aussi notre fils handicapé. Et pourtant nous ne sommes que des ouvriers. Alors avant de dire n'importe quoi....
Réponse de le 27/10/2017 à 10:13 :
Parfait alors, mais je maintiens qu'on doit faire en sorte que nos enfants ne soient pas en difficulté avec la Banque et donc créditeurs, sinon c'est la règle du jeu et elle s'applique à tous. D'autre part comment pouvez vous savoir que je suis mal placé ??? Vous avez des dons de voyance ???
a écrit le 26/10/2017 à 17:05 :
@ BONJOUR : je suis au CREDIT LYONNAIS depuis plus de 40 ANS je n'ai jamais eu à me plaindre de cette banque.....Conseillers supers sympas très proches du client je les remercie de m'avoir tirer .... dans ma jeunesse de situations bien embarrassantes ! DESOLE....
Réponse de le 26/10/2017 à 17:51 :
Heureusement que tu as rajouté cette phrase ;... dans ma jeunesse de situations bien embarrassantes ! DESOLE....

Reste à savoir si le Credit Lyonnais aide autant la jeunesse d'aujourd'hui que la tienne ,il y a quarante ans .pas certain.
Réponse de le 26/10/2017 à 18:02 :
@Boboo
"Conseillers supers sympas très proches du client"
Tu m'étonnes, ils te prennent du pognon tous les jours.
Et ils le font innocemment, la plupart ne savent même pas que l'argent qui leur passe entre les mains, au départ n'existe pas.
Réponse de le 27/10/2017 à 11:29 :
Il y a 40 ans on ne payait aucun frais pour une tenue de compte. Personnellement je paie 7,60€ par mois pour mon compte et 4,30€ pour celui de mon épouse. Cela fait cher. Ne pas oublier que ce sont les clients en difficulté financière qui rencontrent des problèmes. Pour un compte approvisionné régulièrement et correctement rempli, il y a peu d’occasion d’être insatisfait. Ce qui n’empêche pas de constater qu’au fil des années la relation client s’est dégradé
a écrit le 26/10/2017 à 16:23 :
La Banque postale qui envoie en ce moment à ses clients ,dans une grande enveloppe une nouvelle convention de compte courant avec une version rectificative au 1er septembre des conditions et prestations financières , délai de 3 mois pour répondre.
a écrit le 26/10/2017 à 15:09 :
La banque populaire est une catastrophe, frais à tout va , aucun scrupule à tirer sur l ambulance !!
Réponse de le 26/10/2017 à 16:25 :
Heureusement qu'elle est populaire qu'est ce que ce serait sinon.
a écrit le 26/10/2017 à 15:09 :
Il suffit de voir cette vidéo :)

https://youtu.be/D-V4Qb_IJlo
a écrit le 26/10/2017 à 14:56 :
Le droit au compte est la plus grande absurdité et début d'escroquerie qui existe dans notre société, il ouvre la porte à la ponction de frais en tous genre à des gens qui n'ont pas forcément la nécessité d'avoir un compte en banque. Les prestations sociales ne devraient pas transiter par un compte bancaire mais devraient être retirables par une carte multi banques ou sur des bornes prévues à cet effet, ainsi les gens auraient beaucoup moins de problèmes...Mais c'est un rêve et ce serait la fin des frais bancaire à outrance sur les personnes fragiles...Carte Caf ou Pole Emploi je suis avisé par sms ou mail que c'est versé ou je peux regarder sur une borne avec ma carte, je retire ce dont j'ai besoin au fur et à mesure et je ne risque pas les incidents bancaires et frais afférents...
Réponse de le 27/10/2017 à 2:07 :
Cela existe, ça s'appelle le compte Nickel, par exemple...

1 compte, 1 carte, pas de découvert...
a écrit le 26/10/2017 à 14:28 :
Pour une fois, ou ce n'est pas les retraités et la classe moyenne qui payent pour eux aux travers d'une taxe, d'un impôt, d'une contribution, d'une augmentation de CGS etc
a écrit le 26/10/2017 à 13:22 :
Ça me rappelle Coluche ....
"moins tu peux payer, plus tu payes"
a écrit le 26/10/2017 à 12:32 :
Donc pour une banque, un bon client est un mauvais gestionnaire ...
C'est bien triste.
Si les supermerchés facturaient 12€ chaque vol à l'étalage, elles gagneraient probablement plus qu'en vendant !
2 poids, 2 mesures.
a écrit le 26/10/2017 à 12:32 :
Malheur aux pauvres ! Le pire, dans tous ça, c'est qu'une bonne partie de ces malheureux ont voté Macron, le défenseur zélé de ce système néolibéral. Quand les gens arrêteront de voter contre leur intérêt, peut-être que la situation évoluera.
Réponse de le 30/10/2017 à 13:23 :
Ce ne sont pas les pauvres qui ont voté pour Macron. les 24% du premier tour regroupent des cadres. ,Le vrai problème c'est que les pauvres ne vont pas voter
a écrit le 26/10/2017 à 12:31 :
il s'agit de gens qui achetent a credit, sans discernement, des trucs dont ils ont pas vraiment besoin et qui seront deglingués avant la derniere echeance
mais qui retourne illico voir le petit bonhomme vert !
Réponse de le 26/10/2017 à 12:49 :
Je suis en partie d'accord.
C'est pour cela que le tribunal de proximité et la loi doivent fournir un cadre précis de ce qui relève de l'abus de la banque et de l'abus du client distrait ou celui à qui l'argent brule les doigts...(le "panier percé").
Il y en a, tout le monde en connait. Faut-il systématiquement les plaindre face aux vénal banquier ?
a écrit le 26/10/2017 à 12:29 :
Je vous renvoi tous à l'excellent blog de Jovanovic, qui ecrivait la semaine derniere: " Les autorités de régulation saluent le fait que les banques avaient trouvé des sources de revenus alternatives pour tenter de compenser le bas niveau des taux, comme l’imposition de tarifs et de commissions. "
Réponse de le 27/10/2017 à 19:48 :
enfin le bas niveau des taux ? faut le dire vite je cherche actuellement un crédit immo ben 1.5% oui mais l'assurance me le monte a 6% .
ah la banque assurance quand tu nous tiens
a écrit le 26/10/2017 à 12:17 :
Une banque étant un prestataire de services, applaudissons les 700 000 ouvertures de compte de type NICKEL qui en 10 minutes vous fournissent une carte et une interdiction d'être à découvert.
Pour les autres, ceux qui payent des agios et se plaignent (légitimement), prenez 10 minutes pour le faire. Parce que rien, vraiment rien, ne vous l'interdit et que vous ferez des économies.
Et enfin, pour ceux qui se sentent floués, direction le tribunal de proximité !
Réponse de le 26/10/2017 à 22:25 :
La banque n’est pas tout a fait un prestataire de services, c’est une obligation d’etat que d’en avoir un, l’etat interdit les paiements en espèces de plus de 1000 euros et interdit les versements en espèces de plus de 1500 euros.
La banque est le plus grand voleur de l’économie, le client ou l’usager est l’être le plus stupide, car il maugrée mais est le premier a vouloir payer en electronique sans se rendre compte qu’il devient prisonnier d’un petit cno, sui bientôt connaitra sa vie mieux que lui, en prisonnier il acceptera toutes les augmentations, les refus, il ne se révoltera plus comme en 1789 , car il est tenu par le banquier. Le politicien l’autre payé par les banquiers, fait des dettes que les banques achètent et les politiciens font des lois pour ligoter le client ou l’usager obligatoire
a écrit le 26/10/2017 à 12:17 :
C’est bien ça qu’il ne faut pas supprimer les espèces, et payer le moins possible en electronique
a écrit le 26/10/2017 à 12:07 :
J'ai utilisé il y a quelques années les archives et les dossiers de l'AFUB et envoyer un courrier recommandé précisant les articles des codes de loi ainsi que les jurisprudence ( facturation inutile et des frais bancaires) et j'ai été remboursé de tout. À l'époque c'était avec le Crédit Mutuel du Sud-Est.
a écrit le 26/10/2017 à 11:57 :
Avec super Macron pourfendeur de l'ISF ça ne va pas s'arranger !
Ayez confiance!
Les associations, c'est comme les syndicats, ça récupère beaucoup d'adhésions pour un résultat minable au final !
a écrit le 26/10/2017 à 11:19 :
Lisez une fois dans votre vie les témoignages de procès gagnés par l'association aplomb
http://aplombfrance.fr/
Tribunal de Grande Instance de Toulouse, jugement du 23 novembre 2015.

Le tribunal nous a donné raison dans une affaire de frais d'intervention. Nous avons démontré que ceux-ci alourdissaient le coût du découvert et augmentaient mécaniquement le taux effectif global.

L'avocat de la banque a développé ses arguments habituels, complètement dépassés et hors de propos.
Par contre, les tribunaux sont de plus en plus exigeants sur les démonstrations de preuves. Les études de l'APLOMB s'adaptent sans cesse à ces exigences.
Chaque commission d'intervention est ainsi isolée, elle est accompagnée du solde de la veille et du lendemain faisant ressortir une augmentation de découvert, ainsi que l'écriture concernée.
La banque n'est pas capable de nous contredire car nous apportons des certitudes mathématiques.
Leurs avocats essayent, en vain, d'opposer des hypothèses juridiques.
Cette nouvelle victoire est importante. Elle vient d'un tribunal de Grande Instance.
Nous avons lancé une grande opération début octobre 2015. Il s'agissait de soumettre l'étude aux banques: les découverts ont coûtés la somme de x €. Il en ressort un TEG d'y %. Avez-vous des observations ?
Les réponses obtenues montrent une incompétence totale des banques à lire une question, la comprendre et à y répondre. Aucune n'a réussi cet exercice. Par contre, elles nous abreuvent de théories et d'hypothèses juridiques.
Ce faisant, elles n'objectent rien à l'étude. Ainsi, il suffira au juge de confirmer notre demande.
Aujourd'hui, les 97 dossiers concernés sont à ce stade, prêts à être envoyés devant les différents tribunaux.
a écrit le 26/10/2017 à 11:19 :
Pour ce qui est de Banque Populaire, je confirme !! Certains établissements, disons certains responsables d'agences ... appuient sur la tête du naufragé qui boit la tasse au lieu de lui fournir la bouée, c'est avéré.
a écrit le 26/10/2017 à 11:17 :
Abject Immonde et Innommable .
a écrit le 26/10/2017 à 11:12 :
JUSTE.
a écrit le 26/10/2017 à 10:28 :
Notre fille en alternance, donc avec un petit salaire s'est vue ponctionner d'un montant de 130 euros sur septembre pour frais. Sans plus d'explication... Elle a écrit à sa banque, vous savez l'écureuil, qui porte bien son nom et attend tjrs une réponse. Comment voulez vous que ces jeunes s'en sortent. On les condamne des le début. Aller prendre l'argent ou il se trouve !!!!
Réponse de le 26/10/2017 à 13:31 :
La caisse d'epargne ....les pires voleurs

Des frais astronomiques en cas de difficultés de l'ordre de 1000 à 1700 € annuels les dernières années pour ma part

Mon compte Pro fermé sans préavis......super sympa

Je réutilise à présent mon compte d'adolescent ouvert ds les années 80 au CA
Plus de carte plus de chéquier, résultat : 0 € de frais par an

Ce système est totalement vérolé pour les plus fragiles
Réponse de le 26/10/2017 à 14:49 :
Si vous commenciez par aider votre fille à la hauteurs de ses besoins, cela n'arriverait sûrement pas...Mais il est plus facile et plus à la mode de se déresponsabiliser et de taper sur les banques que d'assumer ses choix et ses propres enfants...
Réponse de le 27/10/2017 à 10:36 :
@ Aidez là : euh, s'il aide sa fille, il la déresponsabilise de la gestion de son compte bancaire. S'il ne l'aide pas il se déresponsabilise sur les banques ?
sylvrim assume ses choix et reproche à la banque la perception de frais disproportionnés au regard du salaire de sa cliente. Il a raison. Et, votre argumentaire raisonne sur une culpabilisation de qui, de quoi; mais ce n'est pas raisonner.
a écrit le 26/10/2017 à 9:55 :
C est plus facile de tondre les pauvres, a coup de crédit prohibitif en lieu et Pla e de crédits normaux....avec en prime un jack pot a chaque probleme au cours du remboursement.....
Mais l ensemble ou presque de la population est mise en coupe réglée ....bien corsetée.....piégée dans un modèle dont il est tres difficile de,sortir
a écrit le 26/10/2017 à 9:07 :
Bref : ça coûte cher d'être pauvre, et les banquiers font dans la prévarication.
Quel scoop !
a écrit le 26/10/2017 à 9:01 :
Les banques qui au final voleraient leurs clients....pauvres de préférence....notre Président vient donc bien de ce milieu....une confirmation....😁😂
a écrit le 26/10/2017 à 8:44 :
J'ai un ami qui n'a pas de réseau qu a essayé de monter son entreprise, les banques n'ont jamais voulu lui prêter sauf au travers de leurs crédits à la consommation avec des taux d'intérêts digne de la mafia à savoir entre 25 et 35%.

La banque, le CA, ne l'a jamais suivi pire s'est trompée dans ses conseils et au final alors que son affaire marchait bien il n'a pas pu la faire développer parce que le banquier pui a fait payé chacun des agios, au final il a autant donné à la banque qu'au RSI et à l'URSSAF.

A la fin forcément étranglé financièrement l'huissier lui a dit, ce n'est pas le RSI ou l'URSSAF qui vont vous courir après avoir déposé le bilan par contre la banque elle le peut.

Les banques dirigent le pays, je pense qu'avec macron à sa tête plus besoin de preuve supplémentaire, il serait peut-être temps de faire le rapprochement avec une économie égoïste se reposant sur ses riches qui ponctionnent indirectement les pauvres au travers de l’État.

Le pillage orchestrée par les banques des finances publiques avec la complicité de l’État doit cesser. "L’État de droit" pour les riches, l’État de travers pour nous autres.
Réponse de le 26/10/2017 à 12:58 :
@citoyen blasé: encore du grand n'importe quoi ! Figure-toi que le taux d'usure en France est réglementé (https://www.banque-france.fr/statistiques/taux-et-cours/taux-dusure). Il est temps que tu achètes un billet, aller simple, pour la Corée du Nord qui correspond mieux à ton idéologie :-)
Réponse de le 26/10/2017 à 13:20 :
Dans votre lien ne figurent que les crédits de trésorerie et d'immobiliers et pas ceux à la consommation, je signale donc une énième fois votre trollage.

Vous voulez pas me lâcher vraiment ? N'oubliez pas que vous avez plain de commentaires à écrire que plus personne ne lit du coup forcément.

Vous faites beaucoup trop d'erreurs pour que ce ne soit pas louche...
Réponse de le 26/10/2017 à 15:34 :
" @citoyen blase: apprends a lire :-) "

Ben non mon gars, va falloir que tu m'expliques hein, parce que je ne vois toujours rien.

Donc plutôt que de demander toujours des efforts aux autres, bosse un peu allez ça te changera, merci.

EN attendant bien entendu je signale ton trollage récurrent.
Réponse de le 26/10/2017 à 19:22 :
les crédits à la consommation sont compris sur la ligne appelée
crédits de trésorerie aux ménages et sont soumis au taux de l'usure
qui pour des montants inférieurs à 3001 euros est de 20.75 % au
1er octobre 2017.
Par conséquent l'application de taux de 25 à 35 % serait si elle
était vérifiée clairement usuraire, ce qui constitue une infraction
pénale
Réponse de le 27/10/2017 à 11:34 :
"pour des montants inférieurs à 3001 euros est de 20.75 %"

Et 20% vous ne trouvez que déjà c'est énorme ?

A combien sont les taux d'intérêts actuellement ?

C'est pas du vol 20% peut-être ?
Réponse de le 27/10/2017 à 14:32 :
@citoyen blasé: 1) 20%, c'est pas les 25/35% de tes fantasmes et 2) rien, ni personne ne t'obliges à emprunter :-)
Réponse de le 29/10/2017 à 17:47 :
" 20%, c'est pas les 25/35% de tes fantasmes"

Entre mes "fantasmes" et la réalité la différence est minime.

Seriez vous prêt à payer 20% d'intérêt sur un prêt ?

"rien, ni personne ne t'obliges à emprunter :-) "

Ah bon et le gars qui veut monter son entreprise et comme il n'a ni réseau ni richesse personnelle les banques ne lui proposent que des taux à 20%, il fait comment ?

Partez vous du principe qu'ils est normal qu'une partie de la population ne puisse jamais accéder à l’entreprenariat ?

Adieu pépère t'as encore perdu, c'est pas que tu ne fasse pas d'effort, il est évident que tu gesticules dans tous les sens, mais au final le système que tu défends est tout simplement un navire qui prend l'eau de partout.
a écrit le 26/10/2017 à 8:28 :
vieux principe il vaut mieux taxer les pauvres que les riches ils sont plus nombreux... en fait les gens sont incapables de comprendre que le découvert les crédits revolving son t des arnaques je viens d'emprunter 15 000 euros a 1 % mon crédit revolving que je n'utilise pas est a 12 %..J'ai emprunté pour acheter des fip corse qui m'économise 38 % d'impot... bon je sais que j'ai un risque en capital..
Réponse de le 30/10/2017 à 14:59 :
AH VOUS CROYEZ QUE TOUT LE MONDE PEUT OBTENIR UN PRET et A 1%!
Quand j'ai voulu négocier le taux de mon prêt immobilier, le conseiller a dit que pour obtenir un taux plus intéressant, il faut être medecin ou khiné bref des professions qui gagnent bien leur vie. Sinon tu gagnes moins, tu raques .
Le pire c'est qu'il a l'air de trouver ça normal.
a écrit le 26/10/2017 à 8:27 :
On dénonce , on dénonce mais rien ne change !
a écrit le 26/10/2017 à 8:11 :
L'argent des pauvres a toujours été le moins bien protégé donc le plus convoité. Ce n'est pas avec la minorité riche que le capitalisme fonctionne, mais avec la multitude des précaires.
a écrit le 26/10/2017 à 7:15 :
Et cela étonne ? C'est les banques qui gouvernent la France et le monde
Il est où le problème ?
a écrit le 26/10/2017 à 5:46 :
De toute façon la Banque Postale est en faillite....
Réponse de le 26/10/2017 à 8:26 :
Ha bon , vous sortez ça d'ou ?

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