• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises & FinanceBanques / Finance

Frais bancaires : "des milliards" sur le dos des clients en difficulté

Photo de Delphine Cuny

Delphine Cuny

Publié le 26 octobre 2017 à 02:00 - Mis à jour le 27 octobre 2017 à 10:03

L'essentiel de l'actualité

mardi 30 juin

  • France : l'inflation a ralenti en juin
  • EDF : les salariés aux tribunaux pour connaître la rémunération des dirigeants
  • La taxe française sur les petits colis sera « suspendue » dès mercredi
  • Loi d'urgence agricole : le Sénat vote la réintroduction dérogatoire de pesticides interdits
  • Royaume-Uni : Starmer dévoile son très attendu plan d'investissements dans la défense
Voir plus

Le Quotidien Numérique

30 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    WhatsApp bouleverse son service : les numéros de téléphone des contacts remplacés par des pseudonymes

  • 2

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

  • 3

    « Nous étions esclaves, à cette époque » : les Afro-américains, grands oubliés des célébrations de l’indépendance des États-Unis

  • 4

    « Une invasion de Taïwan représenterait une prise de risque considérable pour Pékin  »

  • 5

    Or : pourquoi le premier producteur africain veut augmenter les réserves de sa banque centrale

  • 6

    OPINION. « La dette cachée de l'Allemagne » (Michel Santi)

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Selon une enquête de "60 Millions de consommateurs" et de l'Union nationale des associations familiales (Unaf), les commissions pour incidents de paiement se multiplient et rapportent 6,5 milliards d'euros par an aux banques françaises. Un meilleur encadrement des frais est nécessaire car le plafonnement légal n'empêche pas les abus.

[Article publié à 4h et mis à jour à 17h35]

A l'heure où les banques multiplient les discours sur l'inclusion, la finance durable et solidaire et leur engagement citoyen, les conclusions de l'enquête réalisée par le magazine "60 Millions de consommateurs" (dans l'édition de ce jeudi) et l'Union nationale des associations familiales (Unaf) risquent de porter un coup sévère à leur image. Le magazine édité par l'Institut national de la consommation (INC) et l'Unaf ont épluché « plusieurs centaines de relevés de compte de clients "lambda" et de clients en difficultés financières ponctuelles ou persistantes » et comparé les frais facturés par les établissements bancaires en cas d'incident de paiement : chèque sans provision, rejet de prélèvement, agios, dépassement de découvert, etc.

Une liste « impressionnante » de commissions en tout genre et « régulièrement, l'industrie bancaire en invente de nouvelles », telle que la « lettre d'avertissement pour compte débiteur non autorisé » d'un montant de 12 à 20 euros qui s'est généralisée. Si ces frais sont plafonnés depuis 2014, l'étude comparative montre que les banques facturent toutes le maximum autorisé par opération, « à l'exception notable de La Banque Postale. »

En moyenne, ces frais, qui touchent plusieurs millions de clients, coûtent au client "lambda" 34 euros par an.

«Pour les clients en difficulté, la note flambe pour atteindre 296 euros», soit huit à neuf fois plus, relève l'enquête. «La victime type n'appartient pas forcément aux populations les plus pauvres. Elle n'est pas surendettée ni forcément bénéficiaire des minima sociaux», ce sont «le plus souvent des salariés du secteur privé, fonctionnaires ou retraités. »

Un foyer en difficulté sur cinq s'est même vu prélever plus de 500 euros de frais par an. L'enquête, qui s'appuie aussi sur les cas concrets rencontrés par le réseau de l'Unaf, évoque celui d'un client de la BNP, un fonctionnaire quadragénaire tombé dans le rouge après une séparation, qui s'est fait ponctionner de plus de 3.000 euros en 2016 ! D'où l'impression d'un « matraquage » et d'un « profit facile réalisé sur le dos d'une personne fragilisée. »

Près de 5 milliards de bénéfice pour les banques

L'Unaf et "60 Millions de consommateurs" ne remettent pas en cause le principe de ces tarifications mais ces cascades de frais qui s'accumulent et « enfoncent davantage encore dans la difficulté. » Ils remarquent aussi que ces frais, censés rémunérer « la charge de travail occasionnée par ce type d'incident : ouverture du dossier, édition des lettres, traitement du rejet » selon la Fédération bancaire française (FBF), sont en réalité bien souvent automatiques, sans travail d'analyse ni action humaine, par exemple pour la commission d'intervention de 8 euros (ou frais de forçage), comme l'a confirmé une enquête du syndicat CGT Banques et assurances. Le magazine parle même d'une « machine à facturer en pilotage quasi automatique. »

Et une machine qui rapporte gros. D'après les calculs du magazine et de l'Unaf, ces frais pour incident auraient généré 6,5 milliards d'euros de revenus pour les banques et 4,9 milliards d'euros de bénéfice net en 2016. Un montant énorme au regard des 23,5 milliards d'euros de bénéfices dégagés l'an passé par les groupes bancaires français, toutes activités confondues (pas seulement celle de détail en France). Le calcul a été compliqué, en l'absence de données publiques sur le sujet : il a été réalisé à partir d'estimations de banquiers sous couvert d'anonymat, de déclarations de dirigeants lors d'auditions parlementaires au moment du projet de loi de séparation bancaire de 2013, du milliard d'euros de perte de revenu estimé lors de la mise en place du plafonnement des commissions d'interventions, a expliqué l'économiste de l'Institut national de la consommation, Stéphanie Truquin, lors de la présentation à la presse ce jeudi de l'enquête.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service

Interrogée ce jeudi, la Fédération bancaire française (FBF) indique ne pas comprendre la méthodologie. Elle affirme par ailleurs que les banques ont « mis en place des outils pour détecter les personnes fragiles financièrement » au regard du fonctionnement de leur compte.

« La banque propose systématiquement à son client devenir échanger et l'informe qu'il existe une offre client fragile», aux frais d'incident minorés. « Mais la banque ne peut pas les y obliger. Près de 3 millions de lettres envoyées à des clients fragiles l'année dernière, et 10% d'entre eux souscrivent l'offre», répond une porte-parole de la FBF.

Cependant, l'enquête souligne que ce n'est pas systématique et que les conseillers bancaires sont nombreux à ignorer le dispositif. Devant le faible taux de souscription de l'offre spécifique prévue pour les clients fragiles, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, qui préside l'Observatoire de l'inclusion bancaire, a fait part de sa déception, lors des Rencontres régionales et européennes du microcrédit   le 20 octobre : «  il n'est pas question que les établissements bancaires en restent là », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, si ces frais sont facilement annulés lors d'un incident ponctuel, les clients en difficulté n'ont pas la capacité de négocier, ne peuvent joindre leur conseiller ou se sentent trop mal et coupables pour demander de les faire sauter.

« Ces frais sont la face cachée de l'inclusion bancaire. Ils sont vécus comme une punition, injuste, génèrent du stress. C'est une bouée en plomb pour les personnes en difficultés» a estimé Fabien Tocqué, coordinateur économie, consommation, emploi à l'Unaf. « Les banques nous disent qu'elles ne sont pas responsables des difficultés initiales de leurs clients. Mais au titre de leur responsabilité sociale, elles ne doivent pas les aggraver. »

Mieux encadrer les frais punitifs

L'enquête cite un exemple éloquent : les frais liés à la saisie du compte par un créancier, appelés "avis à tiers détenteur", sont « facturés une centaine d'euros, et même 130 euros à la BNP, alors que la même opération ne coûte que 20 euros chez sa filiale Compte-Nickel, qui affirme que ce tarif arrive à couvrir son coût ! » On comprend mieux le succès des offres des néo-banques sans découvert possible (ni chéquier, donc pas de risque de rejet) comme Compte-Nickel (729.000 clients) ou C-zam de Carrefour (90.000 clients), qui rassurent. Le mobile et le numérique permettent désormais d'alerter immédiatement et à moindre coût les clients qui risquent le découvert mais les banques commencent tout juste à le proposer, parce que des startups de la Fintech, des néobanques le font : l'intérêt du client prime rarement celui de la banque. Or ces alertes par SMS ou email ne coûtent à la banque que 15 à 65 centimes !

« Le plafonnement des commissions d'intervention a eu des effets pervers dans certains réseaux qui ont abaissé le niveau d'autorisation de découvert », a observé Aurélien Soustre, représentant de la CGT au Comité consultatif du secteur financier. Un « tour de passe-passe » pour récupérer d'un côté les revenus perdus de l'autre.

Ce système néfaste de frais parfois absurdes et perçus comme injustes a des conséquences sur les relations entre clients et conseillers, qui pourraient expliquer en partie la montée des incivilités en agences. Coupe dans les effectifs oblige, les conseillers se voient confier un portefeuille de clients ingérable (de 1.500 à 3.000 selon Aurélien Soustre, de la CGT), qui empêche le suivi personnalisé, et les priorités sont les objectifs commerciaux, la vente de produits d'épargne, de crédit ou d'assurance, pas le conseil des clients en difficulté. Accompagner les clients dans les moments difficiles de la vie constitue clairement un axe d'amélioration de la relation bancaire, avait souligné une étude Deloitte.

À lire également

  • Frais bancaires : quelles banques s'en sortent le mieux ?
  • Les frais bancaires augmentent plus pour les clients en difficulté
  • Frais bancaires : la facture sera de presque 200 euros en 2017
  • Comment réduire ses frais bancaires

Le magazine et l'Unaf alertent les pouvoirs publics qui doivent « mieux encadrer ce système de frais bancaires punitifs. » Et les appellent donc à légiférer à nouveau afin de brider la « créativité tarifaire » des banques en la matière. La présidente de l'Unaf, Marie-Andrée Blanc, déclare dans un entretien à "60 Millions de consommateurs" du mois de novembre :

« L'Unaf demande aux pouvoirs publics mieux encadrer ce système injuste qui pénalise spécifiquement ceux qui sont déjà en difficulté. Il faut aussi responsabiliser les établissements bancaires eux-mêmes pour qu'ils adaptent leurs offres et leur modèle économique à ces publics de plus en plus nombreux. Enfin, il faut prendre acte que les banques n'assurent plus la mission de conseil pour ces publics. »

Delphine Cuny

Sur le même sujet

Pompe à chaleur air-air ou air-eau ? Telle est la question. (Photo d'illustration)

Les pompes à chaleur réversibles ont le vent en poupe… à condition de ne pas oublier l'isolation

Priorisées par le président Macron depuis 2023, vantées par le Premier ministre Lecornu dans son plan d'électrification, confortées dans le prochain budget MaPrimeRénov, les pompes à chaleur réversibles ont les faveurs des Français pour rénover leur logement. Et ce, malgré leurs défauts.

Premium
Energie
Un parc solaire de 300 MW dans le sud du Danemark.

Le Danemark rationne son réseau électrique et pénalise les data centers

Confronté à une explosion des demandes de raccordement, le Danemark va désormais réserver en priorité les capacités de son réseau électrique aux infrastructures essentielles, reléguant les grands centres de données au dernier rang.

Energie
Propriété de la Région Occitanie, le port de commerce de Port-la-Nouvelle (Aude) a lancé son projet d’extension en 2019, notamment pour devenir la base arrière des projets d’éolien flottant en Méditerranée.

À Port-la-Nouvelle, le réseau électrique se met au diapason des ambitions industrielles du port

Pour s’aligner avec ses ambitions industrielles, le port de commerce de Port-la-Nouvelle (Aude) va quadrupler ses capacités électriques. Comment les réseaux de transport et de distribution de l’électricité anticipent-ils la montée en puissance des besoins de l’infrastructure portuaire ? Les coulisses d’un raccordement XXL.

Premium
Energie
L'entrée de la Fonderie de Bretagne à Caudan.

La Fonderie de Bretagne loupe son virage vers la défense, pour l’instant

Depuis la reprise par le groupe landais Europlasma en 2025, rien ne va pour la Fonderie de Bretagne, qui se dirige vers un nouveau redressement judiciaire. La production de corps creux d’obus n’a jamais réellement démarré sur cette usine autrefois consacrée à l’industrie automobile.

Premium
Politique industrielle
La plus grande cimenterie de France se situe à Saint-Pierre-la-Cour en Mayenne. (Photo d’illustration).

Décarbonation du ciment : industriels et filiales de Bouygues et Saint-Gobain se fédèrent

Bouygues Construction, CB Green, Ecocem France et Point P viennent de lancer une alliance pour mobiliser l’ensemble de l’écosystème autour d’une trajectoire commune de décarbonation. Le ciment représente encore 8 % des émissions mondiales de CO2, sauf qu’il n’existe pas de définition officielle.

Premium
Politique industrielle
Sur les hauteurs de la retenue d'eau du Chastang en Corrèze, une nouvelle réserve pourrait voir le jour.

Hydroélectricité : sur la vallée de la Dordogne, la course d'EDF pour créer des « machines à cash »

L'énergéticien étudie des projets de retenues d'eau permettant de stocker l'électricité lors des épisodes de surproduction, et de la revendre lors des pics de demande. À proximité des grands barrages de la Dordogne, des collectifs s'opposent aux ardeurs de cette nouvelle course nationale.

Premium
Energie et Industrie
Le PDG Bernard Fontana admet cette réorientation doit permettre de dégager des ressources pour soutenir les investissements dans le parc nucléaire français.

EDF vend ses éoliennes et panneaux solaires américains pour se concentrer sur le nucléaire

EDF va céder sa filiale EDF Power Solutions, qui gère 5,6 GW d'actifs renouvelables aux États-Unis et au Canada, au fonds américain KKR. Cette vente s'inscrit dans la stratégie de recentrage sur le nucléaire du groupe, qui doit financer la construction de six nouveaux réacteurs EPR2.

Energie
Dans le cadre de cette procédure, Sanofi peut proposer des engagements pour répondre aux préoccupations de la Commission.

Sanofi dans le collimateur de l’UE pour soupçon d’entrave à la concurrence

La Commission européenne a ouvert une enquête formelle contre le géant pharmaceutique français, le soupçonnant d’une possible entrave à la concurrence sur le marché des vaccins antigrippaux. Sanofi se défend de toute pratique illégale.

Chimie & Pharmacie