HSBC affiche des bénéfices en augmentation grâce à l'Asie

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75% de ses bénéfices de la banque britannique HSBC proviennent d'Asie.
75% de ses bénéfices de la banque britannique HSBC proviennent d'Asie. (Crédits : Bobby Yip)
Le géant bancaire britannique a annoncé ce lundi un bénéfice en hausse de 28% au troisième trimestre, soutenu notamment par ses solides activités dans le continent asiatique et par son soucis réductions de coûts.

Après des années de recentrage et de compression des coûts, la britannique HSBC voit ses efforts payer avec des résultats solides et en croissance. La plus grande banque européenne en termes d'actif, qui a choisi de miser sur l'essor de l'Asie, a vu son bénéfice croître de 28% au troisième trimestre, à 5,9 milliards de dollars contre 4,6 milliards il y a un an. Un résultat bien au-dessus du consensus et qu'elle doit en grande partie aux bénéfices générés par ses solides activités de prêts en Asie, qui ont augmenté de 13%, pour atteindre 4,45 milliards de dollars. HSBC tirait déjà 75% de ses bénéfices de la région.

« Ces résultats encourageants montrent le potentiel de revenus de HSBC. Nous faisons ce que nous avions dit : générer de la croissance grâce à nos points forts et investir, tout en maîtrisant nos coûts », s'est félicité dans un communiqué John Flint, directeur général du groupe depuis février dernier.

HSBC, qui a enregistré un produit net bancaire en hausse de 6,3% sur un an, à 13,8 milliards de dollars au troisième trimestre 2018, a également diminuer ses dépenses de 2,4%, parvenant ainsi à inverser la tendance des trimestres précédents. Des résultats bien accueillis : l'action HSBC bondit de plus de 5,5% ce lundi à Londres, portant sa capitalisation à 120 milliards de livres (135 milliards d'euros), soit plus du doubler de BNP Paribas à titre de comparaison.

La nouvelle stratégie porte ses fruits

Ces performances viennent ainsi conforter le plan stratégique à horizon 2020 de John Flint, ancien trésorier du groupe qui a travaillé 14 ans sur les marchés asiatiques : il prouve que le groupe peut générer une hausse des bénéfices tout en dépensant plusieurs milliards de dollars dans sa stratégie d'expansion en Asie. Après des années de restructurations, le successeur de Stuart Gulliver avait annoncé en juin dernier vouloir investir jusqu'à 17 milliards de dollars dans la technologie et en Chine, pour retrouver le chemin de la croissance. La banque, qui revendique 3.800 bureaux dans 66 pays, a également choisi de recruter davantage avec notamment l'arrivée de Greg Guyett, ancien banquier de JP Morgan, au poste de co-responsable de l'activité bancaire au niveau mondial, et de Peter Enns, ancien banquier chevronné de Goldman Sachs, au poste de co-responsable mondial des institutions financière de sa banque d'investissement.

En septembre dernier, HSBC avait également annoncé vouloir augmenter de deux tiers, d'ici cinq ans, ses effectifs dans la banque privée en Asie. Ses nouvelles équipes devraient ainsi permettre à l'établissement bancaire britannique de renforcer sa présence sur le delta de la rivière des Perles (son principal pilier régional), près de Hong Kong, et tirer parti de l'essor de nouvelles grandes fortunes (deux nouveaux milliardaires chinois par semaine selon la récente étude d'UBS et Pwc).

HSBC semble vouloir également se saisir d'autres opportunités en Chine. Selon une information du Financial Times, la banque britannique cotée à Londres devrait déposer un dossier pour devenir la première entreprise étrangère à émettre des certificats de dépôts chinois (CDR), grâce au futur « London Shanghai Stock Connect », un projet lancé en 2015.

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Commentaires
a écrit le 30/10/2018 à 9:10 :
Mais enfin vous êtes sponsorisés par hsbc ou quoi !? -_-

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