Warren Buffett vole au secours de Swiss Re
latribune.fr
latribune.fr
Le réassureur Swiss Reinsurance dit Swiss Re a émis un avertissement sur ses résultats ce jeudi. Il prévoit désormais une perte nette de 1 milliard de francs suisses pour 2008. Swiss Re a procédé à quelque 6 milliards de francs suisses de dépréciations d'actifs, dont 2 milliards liés au portefeuille de contrats assurant le risque de crédit (SCDS), un produit qui s'est révélé hautement "toxique" dans la crise financière.
"Nous sommes déçus par nos résultats en 2008, mais notre coeur de métier - l'assurance dommage et l'assurance vie et santé - se porte bien", a assuré le directeur général, Jacques Aigrain, cité dans le communiqué. Face à cette dégradation de ses comptes, Swiss Re a l'iintention de lever 2 milliards de francs de capitaux supplémentaires en fonction des conditions des marchés.
Mais plus important, le réassureur annonce aussi que le milliardaire américain Warren Buffett investira 3 milliards de francs dans le groupe, via son véhicule Berkshire Hathaway, très présent également dans la réassurance avec Gen Re. General Re Corporation est une filiale de Berkshire Hathaway Inc. (depuis 1998), qui contrôle General Reinsurance Corporation et Kölnische. Au total, la mise de fonds de Warren Buffet devrait lui permettre de détenir plus de 20% du capital dans Swiss Re.
À lire également
Le groupe suisse indique abandonner les activités marchés financiers au profit d'un recentrage sur la gestion d'actifs. Il précise que la gestion d'actifs sera désormais responsable des revenus gérés par les activités de réassurances. Le groupe note que la demande a augmenté, beaucoup de clients recherchant des protections contre l'érosion de leur capital.
Le montant des fonds propres à fin 2008 devrait s'élever à 19 à 20 milliards de francs et le ratio combiné à 97,4%.
latribune.fr
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État monte au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise