Plus d'entrée en Bourse pour Groupama avant 2015

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Dans un entretien aux Echos, Jean Azéma, directeur général de Groupama, explique que son plan d'économies pour la période 2012-2015 a pour principal objectif la profitabilité. Aussi, l'introduction en Bourse évoquée à plusieurs reprises ne pourra-t-elle pas avoir lieu avant la fin du plan.

Dégradé vendredi par Standard & Poor's, Groupama a vu sa note à long terme tomber à BBB sous perspective négative. Cette décision, le groupe s'y était préparé. La veille, il avait lancé un plan d'économies à mettre en oeuvre entre 2012 et 2015. "Nous allons désormais donner la priorité à la profitabilité, plutôt qu'aux gains de parts de marché (...) Par ailleurs, nous ne prévoyons pas de faire d'acquisitions sur cette période (2012-2015)", explique Jean Azéma, le directeur général du groupe, dans un entretien publié ce lundi dans le quotidien Les Echos.

Un ratio de solvabilité inférieur à 150%

Le plan de réduction de coûts, de 300 millions d'euros, se traduit également par une cotation en Bourse plus tard que prévu. Celle-ci "est reportée en fin de période, c'est-à-dire plutôt vers 2015", indique le dirigeant rappelant vouloir "être un acteur majeur de l'assurance en Europe".

Quant à la solvabilité du groupe, il a insisté sur le fait qu'il n'a aucune préoccupation particulière d'ici la fin de l'année. Il estime qu'un ratio de solvabilité inférieur à 100% ne fait pas partie des scénarios à l'ordre du jour pour 2011. "Je ne vous cache pas que la situation est un peu tendue, puisque nous étions habitués jusqu'alors à être au-delà de 150%. Mais c'est uniquement dû à la chute des marchés financiers. Je n'ai pas de préoccupation majeure pour la fin de l'année", précise-t-il. Et d'ajouter que "les mesures que nous allons prendre devraient faire revenir progressivement notre marge de solvabilité à 150 %. Elles devraient également nous permettre d'améliorer nos résultats techniques avec un ratio combiné (total des sinistres et des frais rapportés aux primes) autour de 98%".

Dettes souveraines : Groupama exposé à hauteur de 2,94 milliards d'euros

Pour Jean Azéma, les banques françaises sont solides. "N'oublions pas qu'elles ont des fondamentaux très solides. C'est ce que je constate, en particulier comme administrateur de la Société générale."

S'agissant des dettes souveraines européennes, le patron a indiqué que Groupama est exposé à hauteur de2,94 milliards d'euros dont 770 millions d'euros à fin juin au Portugal, à la Grèce et à l'Irlande, ainsi que de 1,5 milliard à l'Italie et de 670 millions pour l'Espagne.

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