RBS pourrait licencier plus de la moitié de ses collaborateurs de sa banque d'investissement
Christine Lejoux
Christine Lejoux
Nouvelle salve de licenciements en vue, dans le secteur financier. Selon le Financial Times (FT), la banque britannique RBS, détenue à 83% par l'Etat, pourrait se séparer de 10.000 collaborateurs au sein de sa division de banque d'investissement, laquelle compte 19.000 salariés. Une information d'autant plus crédible que, le mois dernier, George Osborne, chancelier de l'Echiquier, avait estimé que RBS ferait bien de réduire la voilure dans ses métiers les plus risqués. Or la baisse des bénéfices de la division banque d'investissement de RBS au troisième trimestre 2011 avait été en partie masquée par un effet comptable (la réévaluation de dette propre) très favorable de 2,36 milliards de livres sterling, ce qui avait permis à la banque d'enregistrer un bénéfice net de 1,2 milliard.
Les activités actions représentent 12,5% seulement des revenus de la banque d'investissement
La banque avait indiqué en décembre qu'elle prendrait sa décision concernant l'ajustement de sa banque d'investissement début 2012. Sur la sellette : l'activité Actions, qui n'a jamais trouvé sa place sur le marché. Sur les neuf premiers mois de l'exercice 2011, elle a généré un chiffre d'affaires de 623 millions de livres sterling, soit 12,5% seulement du total des revenus de la banque d'investissement. RBS se recentrerait ainsi sur les activités de changes et de taux, ainsi que sur les émissions obligataires.
Des activités difficiles à vendre
À lire également
Encore faut-il pouvoir céder la division Actions. Pour ce faire, RBS aurait mandaté la banque Lazard, selon la presse anglo-saxonne. Mais la conjoncture, très difficile pour les banques d'investissement depuis l'éclatement de la crise boursière cet été, augure mal d'un succès de cette vente.
Christine Lejoux
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État monte au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise